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mai31 7
Que doit-on mettre sur la page couverture d’un manuscrit?

Que doit-on mettre sur la page couverture d’un manuscrit?

Posté en 2010 par Dominic Bellavance dans Le métier d'écrivain

La page couverture d’un manuscrit peut en révéler sur votre niveau de professionnalisme. Les exigences de présentation sont simples comme tout, et pourtant, il y a un nombre impressionnant d’auteurs qui gâchent leur effet avec une page couverture qui fait sérieusement amateur.

Les croyances ci-dessous sont répandues parmi les apprentis écrivains :

Si un éditeur voit que je passe plusieurs heures sur le graphisme de ma page couverture (en y mettant, entre autres, un fabuleux dessin de mes personnages en train de se battre en mangeant un Popsicle au Crisco), il va penser que j’ai mis beaucoup d’efforts sur mon travail, et donc sur mon texte.

FAUX. Si un éditeur voit une couverture avec des explosions de couleur et du froufrou à n’en plus finir, ça laisse croire que l’auteur n’a pas assez confiance en son texte et qu’il ressent le besoin de le maquiller. Normalement, seule votre oeuvre littéraire doit servir d’argument de vente. Un travail visuel sur la couverture donne une impression d’amateurisme. Plus il y en a, plus ça a l’air médiocre.

Mais personne ne va remarquer mon manuscrit si je ne mets pas dix-huit dragons sur la couverture! Il va se confondre à travers les autres manuscrits dans la pile de l’éditeur! JE VEUX ÊTRE REMARQUÉ!

S’il se rend jusqu’à la pile de l’éditeur, c’est déjà mieux que la poubelle. Je le répète : c’est votre texte qu’on veut remarquer, pas votre couverture.

Tu dis n’importe quoi, Dominic! Toi-même, tu as mis plein de dessins sur ton premier manuscrit d’Alégracia! Va te faire voir!

On a tous commencé quelque part. Je n’ai pas répété l’erreur pour mes 5 autres manuscrits et je m’en porte très bien aujourd’hui.

Nous disions donc : pas de fioriture sur la couverture de votre manuscrit. Si vous en mettez trop, vous aurez l’air d’un débutant. Cela va contre votre objectif; au fond, vous voulez rejoindre le camp des professionnels, pas vrai? Limitez-vous à l’essentiel.

Ces informations doivent se retrouver impérativement sur la couverture de votre manuscrit :

  • le titre de votre oeuvre (là, et seulement là, vous pouvez vous permettre du gras ou une police un peu plus grande pour le distinguer du reste);
  • le genre littéraire (nouvelles, roman, poésie, etc.) avec la précision, s’il y a lieu (roman « de science-fiction »);
  • votre nom;
  • vos coordonnées complètes (adresse postale, courriel, numéro de téléphone);
  • le nombre de mots et de signes typographiques, avec espacements inclus.

Gardez votre présentation sobre. Utilisez une police de caractère convenue (Times New Toman a fait ses preuves depuis longtemps). Vous pouvez vous inspirer de l’exemple ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

Simple, non? Pourtant, si on regarde ce qui circule, ces préceptes ont l’air difficiles à comprendre.

Certains diront qu’il est bon d’inclure un synopsis de quelques lignes sur la couverture. Je ne suis pas de cet avis. Je crois que la force d’une oeuvre littéraire passe avant tout par le style de l’auteur et son habileté à manier une intrigue. Résumer son histoire en cinq lignes laissera tout lecteur indifférent. N’importe qui peut écrire un roman basé sur ces cinq lignes. C’est votre façon d’aborder l’histoire qui sera intéressante.

Il est possible que l’éditeur exige un résumé, mais vous pouvez l’écrire sur une feuille à part, qui sera annexée au manuscrit. Nous y reviendrons plus tard.

Pour l’instant, souvenez-vous des mots d’ordre : sobriété et simplicité. Et surtout, pas de dessins ni de WordArt.

Autres articles dans ce dossier :

  • 10 points à retenir pour présenter un manuscrit à un éditeur
  • Que doit-on mettre sur la page couverture d'un manuscrit?
  • La mise en page intérieure du manuscrit
  • Comment écrire des dialogues dans un manuscrit littéraire
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  • La présentation matérielle de votre manuscrit et son expédition
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Mots-clés : envoyer un manuscrit à un éditeur, manuscrit, présentation d'un manuscrit

7 commentaires

  1. Benoit Bourdeau | 31 mai 2010 at 11:58

    Super! Merci pour les conseils!

  2. Dominic Bellavance | 31 mai 2010 at 17:56

    Ça fait plaisir! J’ai d’autres billets qui s’en viennent sur le sujet.

  3. Isabelle | 31 mai 2010 at 18:05

    Merci! À lire et à RETENIR!

  4. Annie Bacon | 1 juin 2010 at 7:23

    Simple, mais ô combien nécessaire comme billet! D’ailleurs, j’y ai appris quelque chose: je ne savais pas pour le nombre de mots et de signes typo! Je vais l’ajouter à mon prochain!

    J’ajouterais à tes conseils: imprimer sur une feuille blanche!
    Et, pour la littérature jeunesse, inscrire le groupe d’âge ciblé.

  5. Dominic Bellavance | 1 juin 2010 at 7:43

    @Annie : Très pertinent, oui! C’est toujours bon de montrer à l’éditeur qu’on connait son public cible et qu’on connait l’éditeur à qui on s’adresse.

    Une maison qui ne publie que des livres ayant de 20 000 à 25 000 mots sera heureuse de voir qu’un texte contient 23 000 mots, par exemple.

  6. Marie-Joie Desrosiers | 14 février 2011 at 13:59

    Bonjour,

    Je suis auteure qui publie de façon amateur sur un site web bien connu et depuis quelque temps je caresse le projet d’adapter mon récit afin de le soumettre à un éditeur.

    Votre blogue a donc été très enrichissant pour moi. Cependant, j’aurais quelques questions : Pourquoi ne doit-on pas utiliser de « gras » dans le texte ? Je l’utilise souvent que pour mettre l’insistance sur un mot, plutôt que de me servir des majuscules, ce qui donne un résultat plus « propre » et moins agressant, à mon avis.

    Ensuite, un roman doit-il avoir un minimum de mots/pages par chapitre ? Plus que deux pages, je m’en doute bien, mais par exemple cinq pages de 3000-4000 mots, est-ce considéré comme étant trop petit ?

    Aussi, j’utilise des termes peu courant. Par exemple, plutôt que dire dire « beauté », je vais employer le terme « vénusté » qui est, je sais, beaucoup plus soutenu. Dois-je mettre une référence en bas de chapitre pour donner la définition de ce mot ?

    Pour terminer, pour ce qui touche l’illustration de notre roman, vous dites qu’il est préférable de s’abstenir d’utiliser des couleurs criardes et de surcharger le tout, mais vous ne dites pas si, en fin de compte, il est préférable ou non d’en mettre une.

    À vous lire, je crois comprendre qu’il est plus avantageux de ne pas en mettre, mais je préfère vous demander afin d’en avoir être certaine ! (Dans le cas où j’aurais simplement mal compris.)

    Merci infiniment pour ces billets qui sont, ma foi, bien intéressants !

    P.S. Je ne crois pas que vous en ayez fait référence, mais étant secrétaire, je me permets d’ajouter que les employeurs (et je suppose ; les éditeurs) préfèrent une adresse courriel où on peut lire le nom complet de l’envoyeur et, aussi, de ne pas utiliser « Hotmail » qui est – bien souvent – bloqué dû à leur réputation de « virus facile ».

    Et, dernière chose, y a-t-il un site que l’on peut utiliser comme référence afin de définir à qui s’adresse notre livre ? (Un peu comme le site de classement des films au Québec.)

    Merci !

    Bonne journée.

  7. Maxime Frantini | 18 novembre 2011 at 18:45

    De bons conseils, c’est fort utile, merci.

    Je me pose toutefois une question quelqu’un pourrait m’éclairer : pourquoi les manuscrits doivent-ils être imprimés en double interligne ? Outre le gaspillage de papier, ce qui est couteux, anti-écologique et très irrespectueux des finances de l’auteur, c’est juste horriblement difficile à lire ! On a du mal à distinguer les paragraphes, dans les dialogues c’est encore pire, cela demande un effort colossal de concentration pour le lecteur. Est-ce un usage, y a t-il un aspect pratique ou est-ce juste pour dissiuader les écrivains ? Je n’ai pas souvenir de doubles interlignes dans les manuscrits de Balzac , Céline, Proust ou Jules Verne ! Pourtant, ils sont tous été, un jour, de jeunes écrivains inconnus !

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