Venez à une performance d’écriture en directe à Québec

Avez-vous toujours voulu savoir comment ça se crée, un roman?

Aimeriez-vous voir un écrivain en direct pendant quelques heures?

C’est votre jour de chance!

Le samedi 3 mars 2018, à 13 h, je serai à la Librairie Vaugeois pour une performance d’écriture. J’y apporterai mon ordi, je m’installerai et je travaillerai.

On va relayer le contenu de mon écran sur deux téléviseurs : un qui sera dans la vitrine pour que les gens de l’extérieur puissent observer, et un autre à l’intérieur de la librairie.

Vous pourrez voir sur place comment comment je rédige le premier jet d’un de mes livres et de quelle manière j’utilise Scrivener, mon logiciel d’écriture favori.

C’est un rendez-vous!

Inscrivez-vous dès maintenant à l’évènement Facebook et passez le mot!

Performance d'écriture à la Librairie Vaugeois

Visionnez ma conférence au CreativeMornings/QC (vidéo intégrale)

Le 15 décembre dernier, j’ai parlé devant une quarantaine de personnes au CreativeMornings/QC sous le thème « Contexte ». J’y ai raconté comment j’ai trouvé mes idées de mes romans, et comment les contextes dans lesquels je me trouvais m’ont influencé.

Si vous avez manqué la conférence, pas de problème! Elle a été filmée dans son intégralité.

Vous pouvez la visionner ici :

Bilan 2017 du gars qui a failli tout garrocher par la fenêtre

Quelle année.

Non, mais. Quelle année.

C’est certain, 2017, je vais me souvenir longtemps de toi. Pour les meilleures et pour les pires raisons.

Bilan 2017 du gars qui a failli tout garrocher par la fenêtreJe me souviens qu’en octobre 2016, j’avais formulé le souhait de vouloir vivre des expériences nouvelles. L’univers m’a répondu avec une bombe nucléaire servie sur un plateau d’argent, accompagnée une petite note disant : « La prochaine fois que tu me demanderas ça, tu y repenseras ».

Des expériences nouvelles, j’en ai vécues. Assez pour nourrir 3 romans. Je n’entrerai pas dans les détails, car ça a surtout touché ma vie personnelle, et je vais m’en tenir là.

Donc, qu’est-ce qui a marqué mon année 2017 sur le plan professionnel?

Don de mes redevances de livres numériques indépendants

J’ai annoncé en début d’année vouloir donner mes redevances de livres numériques indépendants à une fondation oeuvrant dans l’alphabétisation. J’ai toujours trouvé qu’il manquait de lecteurs au Québec et que l’éducation était la clé pour renverser la balance.

J’ai publié sur ce blogue des rapports de vente des livres inclus dans cette initiative, par désir de transparence et aussi pour montrer qu’au Québec, on se met pas riche avec les livres. La plupart des lecteurs de ce blogue le savaient, mais y’a encore beaucoup de monde qui s’imagine qu’on nage dans l’argent avec les redevances de livres. C’est faux.

J’ai choisi de donner mon argent à la Fondation pour l’alphabétisation, comme j’aime beaucoup le principe de déposer des livres neufs entre les mains des enfants. Kobo s’est de plus engagé à doubler ce don. Conjointement, on a réussi à remettre 1081,62 $.

Série Le fléau de Roc-du-Cap et son avenir

J’ai passé une bonne partie de l’année à réécrire le tome 2 de la série Le fléau de Roc-du-Cap. J’ai publié ce livre en septembre. Les ventes n’ont pas été au rendez-vous. En fait, les chiffres étaient tellement bas après 2 mois que j’ai failli rendre mon tablier.

Ma stratégie de marketing pour cette série ne fonctionnait pas. Je donnais le tome 1 avec tout abonnement à mon infolettre. L’offre attirait les curieux, certes, mais les gens ne prenaient pas vraiment le temps de lire le livre. Il y a eu quelques exceptions, bien sûr, sauf que le nombre d’abonnés (plus de 2000) me laissait présager un futur bien plus reluisant pour cette série.

Conséquemment, j’ai retiré ces livres du marché.

Je peux toutefois dire qu’il s’est passé beaucoup de choses dans les dernières semaines. La série n’est pas morte. Tel le phénix, elle renaîtra sous une autre forme.

Avancement de Comment écrire plus

Malgré les revers, ce guide d’écriture, je suis déterminé à le finir. J’en suis encore à ma première réécriture, et j’en ai environ la moitié de fait. Je me donne comme mission de le publier en 2018, mais j’ai aucune idée quand ça arrivera exactement.

Fin des activités de la maison d’édition Porte-bonheur

On nous a annoncé que la maison Porte-bonheur cessait définitivement ses activités. Du coup, j’ai récupéré mes droits sur Bienvenue à Spamville, de même que sur mes deux titres dans la série Les clowns vengeurs.

Je réfléchis encore à ce que je pourrais faire avec ces oeuvres. Pour le moment, je me concentre sur Comment écrire plus.

Si je vois une occasion pour republier ces titres, je compte bien la saisir.

Avenir de l’infolettre

Je continuerai en 2018 de publier mon infolettre mensuelle. Elle sera désormais orientée pour les nouveaux auteurs.

Autres nouvelles expériences en vrac

Comme je l’ai dit au début, l’année 2017 a été riche en nouveautés. Parmi celles-ci :

J’ai animé un Creative Morning à Québec : La semaine dernière, on m’a invité comme conférencier. J’ai raconté dans quels contextes me sont venues mes idées pour l’écriture de 3 romans, soit Alégracia, Toi et moi, it’s complicated et Les limbes des immortels. Cette conférence a été filmée et sera disponible sur YouTube dans quelques mois.

J’ai obtenu une bourse du CALQ pour la première fois : La bonne nouvelle est survenue en décembre. Ça me permettra de faire quelque chose de cool dans une librairie au début de 2018. Vous serez les premiers à savoir c’est quoi.

En bien sûr, d’autres choses secrètes dont je ne peux vous parler pour le moment.

Ce que je peux vous dire, c’est que 2018 sera une grosse année.

Passez un bon temps des Fêtes.

Ventes de livres indépendants pour novembre et mise à jour du don

Voici les résultats des ventes de livres indépendants pour le mois de novembre 2017. Toutes mes redevances pour ces livres seront versés à la Fondation pour l’alphabétisation à la fin de l’année.

Ventes par livres (novembre 2017)

Répartition des ventes selon les réseaux (novembre 2017)

  • LesLibraires.ca
    • Présentez votre manuscrit littéraire comme un pro en 5 étapes : 2
    • La nouvelle hantise : 5
    • Les vieilles rancunes : 6
  • Amazon
    • Présentez votre manuscrit littéraire comme un pro en 5 étapes : 13
  • Kobo
    • Présentez votre manuscrit littéraire comme un pro en 5 étapes : 1
    • Les vieilles rancunes : 2
  • iBooks
    • Les derniers jours : 93
    • Présentez votre manuscrit littéraire comm un pro en 5 étapes : 2
  • Google Play
    • Les derniers jours : 5
    • Présentez votre manuscrit littéraire comm un pro en 5 étapes : 5
    • La nouvelle hantise : 1
    • Les vieilles rancunes : 2

Redevances accumulées par livres (novembre 2017)

  • Les derniers jours : 0 $
  • Présentez votre manuscrit littéraire comm un pro en 5 étapes : 48,14 $
  • Sintara et le Scarabée de Mechæom : 0 $
  • Coincée dans la gorge : 0 $
  • La nouvelle hantise : 16,78 $
  • Les vieilles rancunes : 34,93 $

Total des redevances pour novembre 2017 : 99,85 $

Contribution de Kobo : 99,85 $

Total du don accumulé en novembre 2017 : 199,70 $

Total du don accumulé depuis le début de l’année : 1081,62 $

* * *

C’est ainsi que se termine mon projet d’offrir mes redevances numériques à la Fondation pour l’alphabétisation — effectivement, j’avais annoncé en début d’année que mes redevances offertes en don seraient celles récoltées entre janvier et novembre 2017 inclusivement.

J’espérais atteindre au moins 1000 $ de don conjoint avec Kobo, et voilà que c’est chose faite! J’enverrai donc 540,81 $ à la Fondation dans les prochains jours et j’informerai Kobo de faire de même.

Merci encore de m’avoir accompagné dans cette folle aventure! Et merci à Kobo pour sa contribution à la campagne!

Constats difficiles et retour sur 12 ans de métier

Bon, comme je m’y attendais un peu, la publication de mon billet de lundi a suscité plusieurs réactions sur Facebook. Beaucoup de beaux mots (merci!), parfois un peu de surprise ou d’incompréhension, et même un peu de fronçages de sourcils. C’est normal, vu le ton que j’ai employé. J’assume.

Je pense que j’avais besoin d’écrire ce billet rapidement pour m’obliger à m’exposer à l’univers, par rapport à ce que je ressens vis-à-vis l’écriture et le monde de la publication. Si j’avais attendu, j’aurais sûrement supprimé mon brouillon et continué de travailler comme si de rien n’était. Il fallait pas. J’ai appuyé sur “Publier”.

Grâce à vos commentaires et le peu de temps qui s’est écoulé depuis lundi, j’ai pu réfléchir à tout ça, à ce que je ressens face à l’écriture et au chemin que j’ai parcouru depuis 2005, soit la date de publication d’Alégracia et le Serpent d’Argent, mon premier livre.

Voyons-les ensemble, pour que vous compreniez pourquoi j’en suis rendu là.

L’échec de la publication du roman Les vieilles rancunes n’est que la cerise sur le sundae

Bien des gens m’ont dit sur Facebook que c’était normal que Les vieilles rancunes ne vende pas, parce qu’il est surtout disponible en numérique et que le numérique ne vend pas.

D’abord, ce n’est pas tout à fait vrai : ma réédition d’Alégracia s’est vendue à plusieurs centaines d’exemplaires en Europe depuis sa parution en 2015. Bien que les ventes aient ralenti depuis ce temps, ça reste tout de même un bon vendeur. J’avais donc une donnée concrète sur laquelle je pouvais baser mes attentes.

Il demeure que l’échec du lancement du roman Les vieilles rancunes est loin d’être l’unique évènement qui a nourri mon désarroi. C’est pas mal tous les livres qui ont suivi Alégracia, en fait. Je l’ai expliqué à quelques personnes, mais Alégracia a quand même connu un bon succès à sa sortie. On en a vendu quelques milliers avec les moyens du bord. C’était fantastique. Toi et moi, it’s complicated a beaucoup fait jaser à sa sortie, et les chiffres étaient au rendez-vous. Ça a un peu moins été le cas pour Roman-réalité. La série Les clowns vengeurs a eu beaucoup de mal à se tailler une place en librairie et les ventes sont restées très modestes. Bienvenue à Spamville a complètement passé sous le radar, et maintenant que la maison d’édition Porte-bonheur a été rayée de la carte, je me suis retrouvé avec plein de caisses d’invendus à la maison. Le mois dernier, j’ai lancé Les vieilles rancunes, et j’ai rien vendu.

Vous voyez le pattern?

Ça va en descendant.

Je n’ai pas réussi à “construire” mon lectorat au fil des ans

Chaque fois que j’investissais du temps et de l’argent dans la promotion ou un salon du livre, je me disais que j’investissais dans ma carrière. J’avais l’impression qu’en élaborant des stratégies nouvelles, en me rendant sur place dans les salons, en rencontrant les lecteurs et en vendant des livres, je me construisais un lectorat qui reviendrait me voir année après année, et qu’au bout d’un temps, je finirais par être assez connu, je n’aurais plus besoin de faire des efforts soutenus pour sortir de l’ombre; la boule roulerait toute seule.

Ça n’a pas été le cas. Douze ans après mon premier salon du livre, je réalise que tout est à refaire à chaque fois. Certes, des lecteurs sont fidèles au poste (et je vous en remercie!), mais j’ai toujours un peu l’impression que chaque salon est mon premier salon. Qu’à chaque fois que j’ai un nouveau livre, c’est comme mon premier (sans l’enthousiasme suscité par la venue d’un nouvel auteur).

Ainsi, l’idée de “construire” un lectorat n’a pas fonctionné. Je me suis peut-être trop diversifié dans mes genres littéraires, les lecteurs n’ont pas suivi : rien ne garantissait qu’une personne ayant aimé Alégracia aimerait Bienvenue à Spamville et vice versa.

Bref, le lectorat que je gagnais avec un livre, je le perdais au suivant.

Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je considère que je n’ai pas vraiment de lectorat. Constat dur, mais constat réaliste.

Ce blogue ne sert pas mes besoins réels

Plusieurs m’ont dit que mon blogue intéresse surtout les apprentis écrivains, et non les lecteurs de fiction, et que pour cette raison, mes fans ne veulent pas lire mes romans. C’est vrai pour le public cible du blogue. Mais je demeure tout de même perplexe : plein d’auteurs n’ont pas de blogue et réussissent quand même à attirer une bonne foule devant leurs nouveautés.

Certains étaient également choqués par mon billet de lundi et m’ont dit qu’il se sont sentis visés et qu’il fallait que je supprime l’article, sans quoi “ils arrêteraient de me suivre”. À ça j’ai répondu que je suis avant tout un écrivain, et non un blogueur. Et j’avoue que ça m’a étonné de recevoir ce genre de commentaire. Ça sonnait un peu comme si arrêter de me suivre équivalait à arrêter de m’offrir un privilège, alors qu’en réalité, il me semble que c’est l’inverse : c’est moi qui offre du contenu depuis des années sans rien demander en retour.

“Sans rien demander en retour.” En fait, c’est faux. En septembre, j’ai formulé une demande. J’ai voulu qu’on lise mon livre. Et ce, après avoir fourni du contenu gratuit pendant des années.

C’est là que j’ai réalisé la relation malsaine que j’entretenais avec ce blogue. Une relation à sens unique où je donne, donne, donne.

Je suis vidé.

Qu’on se le dise : les relations à sens unique, c’est fini pour moi.

Je suis un écrivain. Je veux qu’on lise mes livres. Point final.

Et la suite?

La série Le fléau de Roc-du-Cap tombe en veille

Dans sa formule de publication actuelle, cette série ne fonctionne pas. Je n’écrirai pas un livre en sachant qu’il va vendre 6 copies dans le mois de lancement, ce serait ridicule. Ainsi, je vais la mettre en veille jusqu’à nouvel ordre.

Je serai ouvert à toute offre d’éditeur qui voudrait bien reprendre le projet, mais pour le moment, je n’ai pas l’énergie pour aller faire de la sollicitation directe. Je demeure simplement ouvert. Si vous êtes éditeur, n’hésitez pas à m’écrire.

L’infolettre tombe en veille

Cette infolettre est très chronophage. Même si les abonnés que je rencontre en personne m’avouent que son contenu est utile, ce système est le morceau principal de la relation à sens unique que je désire éliminer. Les abonnés lisent le contenu de l’infolettre, mais en retour, ils ne lisent pas mes livres. Objectif non atteint. Je dois maintenant penser à moi.

L’infolettre ne cessera pas d’être diffusée. Seulement, ça redeviendra une lettre automatique contenant un résumé autogénéré des publications sur le blogue. Comme ce l’était avant.

Livre d’adieu : Comment écrire plus

Étant donné qu’on m’a dit que mon blogue s’adressait avant tout aux apprentis écrivains, il me semble logique de mener à terme mon guide d’écriture Comment écrire plus, qui garde quand même un bon potentiel de vente. De plus, le premier jet est terminé, la révision avance à bon train. Ça vaut la peine de fournir un dernier effort pour me rendre à la ligne d’arrivée.

Ce sera sans doute ma dernière publication sous mon vrai nom.

Pause d’écriture avec suite sous pseudonyme

J’ai donc l’intention de prendre une pause d’écriture pour faire le point et pour voir si mon feu intérieur ne s’est pas complètement éteint.

Si je renais de mes cendres, ce sera sous un autre nom. Ça fait longtemps que je veux publier sous pseudonyme. Je ne veux pas répéter les erreurs du passé. De transporter le nom “Dominic Bellavance” dans mes prochaines publications ne me servira à rien : je n’ai réussi qu’à semer la confusion chez mon lectorat et j’ai développé une identité autour de “l’aide aux apprentis auteurs”. Je veux aller ailleurs.

Ce nouvel écrivain restera cohérent avec lui-même. Il n’aura pas de blogue, pas d’infolettre, pas de followers sur les réseaux sociaux. Ce sera juste lui et ses livres.

Chers lecteurs, vous m’avez livré un message TRÈS clair

Je savais qu’en ouvrant mes données de ventes pendant 1 année, ça pourrait occasionner quelques situations gênantes. En général, quand on demande aux auteurs : “Pis, tes livres vendent-ils bien?”, ils répondent quelque chose d’assez vague comme “Oui, oui, quand même” ou “Bof, tu sais, dans le livre, on fait pas des fortunes”.

Ici, étant donné que j’offre les redevances de mes livres numériques indépendants à la Fondation pour l’alphabétisation, je me suis engagé à dévoiler mes chiffres de vente mois par mois, de janvier à novembre.

Alors voilà. J’ai publié un nouveau livre numérique en septembre.

J’en ai vendu 7 copies dans la semaine de lancement.

Et une seule dans le mois suivant.

Bout d’crisse.

* * *

Et le plus gênant dans tout ça, c’est que 2 des 7 copies vendues dans la semaine de lancement, c’est moi qui les ai achetées pour tester les livres sur les plateformes.

* * *

Ainsi, chers lecteurs, vous avez décidé collectivement de ne pas acheter mon livre.

Certains d’entre vous avez lu tome 1, mais n’avez pas été intéressés par la suite.

Plusieurs d’entre vous se sont joints à une liste de diffusion en compagnie de 2000 autres abonnés, et vous avez choisi de suivre mes nouvelles, d’entendre mes anecdotes, de bénéficier de mes conseils (directs ou indirects, je réponds à des dizaines de messages par semaine). Au bout du compte, vous avez également choisi de ne pas acheter mon livre.

La majorité d’entre vous saviez qu’en vous procurant ce roman à 4,99 $ – un prix somme toute dérisoire -, un total de 6,99 $ serait remis à la Fondation pour l’alphabétisation. On crée de l’argent! Vous avez décidé de ne pas entrer dans le mouvement.

Bref, vous avez choisi de ne pas être là quand j’avais besoin de vous.

Je ne comprends pas trop pourquoi. Il me semble que j’ai fait mon travail ; je me suis efforcé de livrer une bonne histoire et, en périphérie, un produit de qualité.

Je me gratte la tête depuis des jours sans trouver de réponses.

Oui, certes, de nombreuses perturbations de vie récentes ont fait en sorte que j’étais moins présent sur les réseaux sociaux pour promouvoir mes livres. Mais quand même… 6 copies?? Pour quasiment 2 ans de travail???

J’en aurais vendu 10 fois plus que j’aurais encore eu un goût amer dans la bouche.

* * *

Ça m’oblige à me remettre en question.

D’abord, est-ce que mes livres sont si à chier qu’ils ne méritent même pas d’être ouverts? C’est possible, je n’exclus jamais cette possibilité-là. Mais les quelques personnes qui ont lu les 2 premiers tomes de la série m’ont assuré qu’ils étaient bons. Très bons, même.

Ça ne semble donc pas être un problème de qualité.

Quelque part, le message n’a pas passé.

Ou c’est autre chose.

Peut-être que les gens ne veulent pas acheter une série “en cours”, préférant attendre d’avoir un produit fini pour se lancer là-dedans.

Peut-être que le numérique est réellement en déclin et qu’il n’y a pas d’avenir là-dedans.

Peut-être qu’en me lançant dans l’avenue de la publication indépendante, j’ai vraiment ruiné ma carrière, comme certains prophètes de malheur l’ont prétendu au départ.

Peut-être qu’on me pirate.

Peut-être que… ouain, fuck this.

* * *

J’ai investi énormément de temps et d’argent dans ce projet-là. Beaucoup de temps pour la promotion de mes écrits par ma liste de diffusion, que je nourris religieusement chaque mois depuis quelques années pour satisfaire ses 2000 abonnés. Et aussi par le blogue, qui demande autant de bouffe sur une base régulière.

Beaucoup de temps pour écrire ce foutu livre, évidemment. Et pour me relire, réécrire, me relire et réécrire encore. Et pour le mettre en page, en faire la couverture.

Aussi, beaucoup du temps des autres, dont celui de mes précieux collaborateurs qui ont travaillé directement sur les 2 premiers tomes. (Merci à vous, encore une fois, ce désastre n’est pas votre faute.)

Et de l’argent. De l’argent pour imprimer les copies papier offertes en service de presse. De l’argent pour payer mon abonnement à mon application d’infolettres parce que, hein, une fois que tu dépasses un certain nombre d’abonnés, faut payer.

De l’argent pour toutes les fournitures de bureau, les déplacements et les frais liés au salon du livre pour parler de mon oeuvre au public.

De l’argent que je ne reverrai jamais.

Je suis tanné de payer. Et de mettre du temps dans un projet qui s’avère être un réel trou noir.

Je me dis qu’un bon entrepreneur doit savoir quand lâcher prise pour éviter que son acharnement l’entraîne dans un gouffre duquel on ne peut sortir. Les faillites, ça commence toujours par ça.

* * *

Chers lecteurs, le message que vous m’envoyez aujourd’hui est très clair.

Je ne répondrai pas immédiatement, mais je vais réfléchir sérieusement à ce que vous venez de me dire. Et je vais orienter mes prochains plans professionnels par rapport à ça.

Et merci de m’avoir livré votre message rapidement. Ça aurait été pire si vous aviez attendu.

On s’en reparle bientôt.