Vous venez de publier un roman? Vous voulez qu’il vende plus? Tant mieux. Vous êtes sain d’esprit.

Sachez qu’il existe des milliers de manières de promouvoir ses livres. Et, à l’inverse, il existe autant de façons de perdre son temps. Car ce ne sont pas toutes les stratégies qui fonctionnent. Surtout dans les petits marchés comme le Québec.

La meilleure façon de promouvoir ses livres

Je ne garderai pas ce « punch » pour la fin. Disons-le immédiatement : la meilleure façon de faire décoller les chiffres de vente d’un roman, c’est en s’assurant qu’il est bon.

Un bon livre sera mieux placé qu’un mauvais pour alimenter le bouche à oreille. Et je crois fermement que le bouche à oreille est la manière idéale d’accroitre sa popularité. Quand vous publiez une oeuvre de qualité, le message se propagera par lui-même, entre les lecteurs, et ne demandera aucun investissement de votre part. C’est l’essence même du concept.

Certes, ça ne s’applique pas dans tous les cas, mais avouez que les chances d’atteindre la célébrité sont meilleures si vous offrez un excellent livre au public.

Pensez-y.

Chaque fois que vous songez à investir une heure dans la promotion de vos livres, demandez-vous : « Et si j’investissais cette heure-là dans mon livre, plutôt? »

Car, oui, il est souvent préférable de retravailler son bouquin. Vos lecteurs trouveront votre roman meilleur et ils en parleront à leurs amis, dans la vie et sur les réseaux sociaux.

J’ai même pris la peine de développer le sujet dans un autre billet.

Note : Je sais… je sais. Un « bon » roman peut avoir plusieurs significations. Je ne m’étendrai pas là-dessus.

Lecture intéressante pour mieux comprendre le bouche à oreille : The Tipping Point: How Little Things Can Make a Big Difference, par Malcolm Gladwell.

Où investir ses efforts?

Même si vous avez donné le meilleur de vous-même lors de l’écriture de votre livre, vous allez vouloir en faire la promotion. Parce que ça donne un sacré bon coup de pouce.

Mais où commencer?

Les médias

Critiques, entrevues, communiqués.

Vous voulez qu’on parle de vous, de vos œuvres. À grande échelle, si possible. C’est là que les médias entrent en jeu.

Les quatre médias qui nous intéressent sont : la télévision, la radio, les médias imprimés et le Web.

Sachez que :

  • La télévision est meilleure que la radio;
  • La radio est meilleure que les médias imprimés (quoique c’est discutable);
  • Les médias imprimés sont meilleurs que le Web.

Meilleur est le média, plus ses résultats sont palpables. Et moins ledit média est accessible. Ça va de soi.

La télévision est beaucoup moins accessible qu’Internet, mais apporte des bénéfices importants. À l’inverse, tout le monde peut se servir d’Internet. Il est aisé d’y diffuser un message et, pour le prouver, la Toile est saturée d’information depuis longtemps. Votre publicité sera une goutte d’eau dans la mer… à moins de savoir utiliser le Web de manière optimale.

Même en 2011, si vous devez viser quelque chose, essayez de passer à la télé. Mais ça demande du temps, des efforts et des contacts. Peu de gens atteignent cet objectif.

Mesurez votre énergie et vos acquis. Investissez aux bons endroits et tentez d’obtenir des résultats.

Les rencontres en personne

Il n’existe pas seulement les médias pour faire la promotion de votre roman : il y a aussi votre personne, en chair et en os. Vous pouvez vous déplacer pour :

  • participer aux salons du livre;
  • faire des séances de signatures;
  • donner des conférences;
  • assister à des lancements;
  • etc.

Durant ces évènements, vous vous ferez connaître auprès des lecteurs et du milieu. Ça aussi, c’est important.

Du temps et de l’argent à investir

Chose sûre : faire la promotion de vos romans va requérir votre temps, et probablement votre argent. Croisez vos doigts. Avec de la chance, les sommes investies vous reviendront indirectement (par l’augmentation de vos ventes, par exemple). On appelle ça le Return On Investment (ROI). Retenez cet acronyme. Je vais l’utiliser à l’occasion.

La stratégie idéale sera celle qui demande le moins d’argent et de temps, mais qui a le meilleur ROI.

Une stratégie de promotion efficace

Que voulez-vous faire, concrètement? Désirez-vous faire connaître vos livres ou plutôt mettre l’accent sur votre face et vous promouvoir en tant qu’auteur?

Avant de vous lancer dans cette aventure d’autopromotion, vous devriez définir votre objectif.

Par exemple, si vous souhaitez projeter une image sérieuse (à la « Gallimard »), une mauvaise idée serait de créer un compte Twitter pour vos personnages romanesques et faire en sorte qu’ils s’écœurent en ligne. Imaginez si Dany Laferrière commençait à faire ce genre de connerie. Ça ne serait pas cohérent avec ce qu’il dégage.

Prenez quelques minutes pour y penser. De quoi voulez-vous avoir l’air? Quel est votre public? Et où se trouve-t-il, ce public?

Avant de commencer cette épopée vers le bestseller

Sachez que je ne suis pas une sommité en marketing. Je n’ai aucun diplôme en consommation. Les conseils qui suivront seront inspirés de mon expérience, voilà tout. Et il est fort possible que je sois dans le champ, car aucun de mes livres n’est un bestseller.

Si je me trompe, je vous invite à rectifier le tir dans les commentaires.

Aussi, comme ce dossier est destiné aux néophytes avant tout, je ferai un survol des sujets. Je n’approfondirai rien, mais j’essaierai, dans la mesure du possible, de faire des liens vers des documents qui exploreront en détail les thèmes abordés.

Commençons d’abord par démystifier les services de presse.

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14 thoughts on “Faire la promotion de ses livres : ce qu’il faut savoir en commençant

  • Pingback: lacapitaleblogue.com | Faire la promotion de ses livres : ce qu’il faut savoir en commençant | DominicBellavance.com

  • 22 juin 2011 à 14:07
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    Très bon billet mais… l’éditeur semble absent de ton plan marketing. C,est lui qui a les contacts dans les médias, qui met de la pub, organise les salons, les signatures.

    Je sais bien que certains ne le font pas ou le font peu, mais le conseil N° 2 serait de parler avec son éditeur avant d’entreprendre des démarches.

  • 22 juin 2011 à 15:12
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    Merci de le mentionner, Gilles. J’allais bien évidemment en parler dans les prochains articles, entre autres en expliquant ce qu’est un service de presse, comment participer aux salons et tout le tralala.

    D’un autre côté (et tu vas probablement être d’accord avec moi), il ne faut pas s’attendre à ce qu’une maison d’édition fasse tout le travail pour soi. C’est une fausse croyance que beaucoup d’auteurs entretiennent. J’en ai entendu plusieurs, durant des salons du livre, chialer encore et encore parce qu’ils étaient frustrés que leur éditeur « ne s’occupe pas assez de leurs livres ». Ces propos me consternent, chaque fois.

    C’est pourquoi je mettrai l’emphase sur la proactivité de l’auteur, et un peu moins sur l’éditeur.

  • 22 juin 2011 à 19:53
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    Très intéressant tout ça. Et mettons que tu tombes à pic! ;)

  • Pingback: À mettre dans votre tabac : citation and friends. « TERREUR!TERREUR!

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  • 27 juillet 2011 à 5:51
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    Je voudrais savoir ce qu’un romancier peut poster pour alimenter son blog.

    Je vois bien le thème que vous traitez avec pertinence.

    Quel autre thème un romancier novice peut-il traiter ?

  • 27 juillet 2011 à 7:14
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    Lordius : Pas nécessairement besoin d’avoir un thème. À ce propos, je te renvoie aux mots de Neil Gaiman :

    Use your blog to connect. Use it as you. Don’t “network” or “promote.” Just talk. NEIL GAIMAN

  • Pingback: À venir : le dossier « Comment trouver un éditeur » | Dominic Bellavance

  • Pingback: Signer un contrat d'édition pour publier son roman | Dominic Bellavance

  • 9 septembre 2013 à 0:28
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    DEPUIS 2 ANS J’AI ENVOYÉ PLUS DE DIX MANUSCRITS…RETENUS 2 FOIS … MAIS DONT UNE MAISON D’EDITION QUI M’A FAIT POIREAUTER UN AN POUR FINALEMENT CHANGER D’IDÉE … JE DOIS MAINTENANT REPRENDRE À ZÉRO…J’AI 2 LIVRES SUR UNE TRILOGIE DE TERMINÉS … FAUT VRAIMENT AVOIR DES CONTACTS SELON MOI…JE VAIS Y ARRIVER…J’EN SUIS PERSUADÉ MAIS QUE C’EST DIFFICILE ET CA PREND BEAUCOUP DE VOLONTÉ.

  • 16 octobre 2013 à 15:30
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    Slt, Colette!

    Comme tu le dis, faire éditer son manuscrit est un véritable parcours du combattant. Pour ma part, j’ai dû trimer 7 ans avant de voir publier mon premier roman. Aujourd’hui ça va maintenant. Mon éditeur me fait confiance et je suis plus ou moins conforté dans ma perspective.

  • 28 octobre 2013 à 5:20
    Permalink

    Bonjour, tout d’abord merci pour votre article il est très intéréssant. Je me suis retrouvé de nombreuses fois dans vos conseils et remarques. Pour ma part après avoir réalisé cette partie du travail j’ai décidé de passer à l’édition.

    Pour cela, après avoir effectué quelques recherches et contacter bon nombre de maisons d’éditions, j’ai enfin trouvé mon bonheur chez 7ecrit (site web: http://7ecrit.com).

    Ils ont tout de suite accroché à mon style d’écriture et le fait que je sois débutant n’a dérangé en aucun cas.

    Ils ont pour vocation principale de publier les premiers ouvrage des nouveaux auteurs, de permettre au grand public de les découvrir.

    C’est ce qui m’a le plus encouragé à prendre contact avec eux dans un premier temps puis m’engager avec dans un second temps.

    L’avantage est également qu’ils n’ont pas de ligne éditoriale stricte, ils acceptent tout types d’écriture tant que ça leur plait.

    De plus ils publient autant au format livre qu’au format numérique adapté aux eBook, Kindle et autres liseuses numériques. Aujourd’hui c’est un point fort étant donné que les habitudes littéraires des lecteurs changent et que beaucoup préfère les eBook.

    Merci beaucoup pour votre soutien et je vous conseille de jeter un oeil sur cette maison d’édition qui pour moi fut une vraie révélation.

  • 26 novembre 2013 à 11:09
    Permalink

    Bonjour,
    je n’ai pas l’habitude de poster des commentaires sur le net ou les forums, mais je tiens quand même à répondre (dans un moment d’agacement) à monsieur edmond Marcks. Etant en recherche d’un nouvel éditeur, j’ai suivi votre conseil et contacté la maison d’édition 7ecrit. Je veux bien croire que vous y soyez très bien, et tant mieux pour vous, je nuance néanmoins votre propos en précisant que l’édition présentée comme tellement idyllique demande une participation de 4000 euros…. Pas vraiment étonnant qu’ils acceptent tout type d’écrit, à ce prix là.

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