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29 juillet 10

Le 2 aout 2010, participez à l’activité « Ma librairie de rêve »

par Dominic Bellavance

Suite à la discussion que nous avons eue hier, j’ai décidé de créer une activité destinée aux blogueurs qui s’intitule : « Ma librairie de rêve ».

Le concept est simple.

Le lundi 2 aout 2010, sur votre blogue, vous décrirez à quoi ressemblerait « votre » librairie idéale. Cette librairie bien spéciale vous aurait convaincu de délaisser Amazon, non pas pour avoir bonne conscience, mais parce qu’elle vous aurait offert une expérience qui sort de l’ordinaire.

En bref, réinventez votre librairie. Tous les coups sont permis.

Quelques règles devront être respectées :

  • le titre de votre billet portera le nom de votre librairie;
  • vos descriptions se feront à la première personne, et couvriront le moment de votre entrée dans l’établissement (« j’entre… je vois… je commande… parce que… ») jusqu’à votre départ;
  • à la fin, vous direz pourquoi vous y reviendriez.

J’ai déjà une idée pour la mienne…

Maintenant, marquez cette date à votre calendrier. Vous avez toute la fin de semaine pour y penser. Et pour que cette activité ait du succès, je vous encourage fortement à passer le mot. Plus nous serons nombreux à réinventer nos librairies, plus les résultats seront diversifiés, intéressants et…  utiles.

Lorsque votre billet sera rédigé, venez poster le lien en commentaire ici même.

28 juillet 10

Librairies indépendantes : réveillez-vous!

par Dominic Bellavance

Je ne me ferai pas d’amis avec ce billet. Tant pis.

Un article sur le Web m’a fait fulminer aujourd’hui. Sur le site du Libraire, on retrouve une nouvelle intitulée Ferez-vous la pause Amazon cet été? On peut y lire ceci :

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation « J’aime mon libraire », initiée par la maison européenne L’Autre éditions, un regroupement de libraires indépendants français suggère aux lecteurs de boycotter le cybermarchand Amazon pendant tout l’été.

L’opération intitulée « Pause Amazon » préconise en effet de « laisser dormir son compte » et de se rendre chez son libraire de quartier afin de supporter les acteurs les plus vulnérables de la chaîne du livre, les éditeurs et libraires indépendants, en plus d’encourager la bibliodiversité.

Encore ébranlé par cette idée « brillante », j’ai lu sur Twitter que les librairies indépendantes du Québec appuyaient le concept.

Je n’en revenais pas.

Dans un sens, c’est normal. Le gros Amazon gagne du marché et les petites librairies risquent de se retrouver sans clients, écrasées par la compétition.

Bon.

On va mettre quelque chose au clair. Quand je désire acheter un livre, je cherche toujours quelque chose de précis. Je veux tel roman écrit par tel auteur avec telle édition. Si je me rends dans votre boutique indépendante, je suis certain d’une chose : le bouquin dont j’ai besoin, vous ne l’avez pas en stock. Je serai obligé de le commander, vous le recevrez deux semaines plus tard, je devrai me déplacer à nouveau, je paierai plus cher… et c’est sans compter le risque de voir une erreur sur ma commande.

Malheureusement, je n’ai plus besoin des services que vous m’offrez.

Sur Amazon, je bénéficie presque toujours d’un rabais substantiel et, en plus, le livre se retrouvera au pied de ma porte le surlendemain. C’est ce à quoi vous êtes confrontés.

Messieurs et Mesdames les libraires, je vous l’annonce en grande primeur : si vous croyez que vous ferez vivre votre entreprise en 2010 simplement en alignant des ouvrages sur des tablettes, vous n’avez rien compris. Votre commerce mourra à petits feux. Vous serez écrasés par Amazon, Chapters et autres boutiques virtuelles qui savent répondre aux besoins des acheteurs d’aujourd’hui.

Ne me demandez pas de boycotter Amazon. Ne me demandez pas non plus de vous « encourager », parce que :

  1. c’est pathétique;
  2. les entreprises ne survivent pas avec des « encouragements », mais en comblant des besoins réels;
  3. en tant qu’auteur impliqué dans son milieu, je ne veux pas « encourager » mais plutôt « récompenser » les bons coups.

Mettre des livres sur les tablettes ne suffit plus. Quand je choisis de me rendre dans une librairie, c’est parce que je désire vivre une expérience. Non seulement je cherche à être entouré d’une quantité phénoménale de livres, mais je veux aussi toucher à la communauté de lecteurs qui fréquente votre commerce.

Je veux avoir l’impression de « faire partie de quelque chose de plus grand que moi ».

Par exemple, cet été, j’ai visité la librairie Shakespeare et cie., à Paris. Dès qu’on rentre dans cet établissement, on change d’univers; on se retrouve au milieu d’une série d’étagères anciennes munies d’échelles à roulettes. Deux étages de plaisir s’offrent à nous : le rez-de-chaussée nous permet de faire nos achats, tandis que, sur le 2e étage, on n’a pas le droit d’acheter quoi que ce soit.

Vous avez bien lu : les achats sont interdits au 2e étage.

Ils sont interdits, car, chez Shakespeare et cie., cet endroit est un espace de lecture et de fraternisation. Dans deux pièces de taille moyenne, on retrouve un piano (avec un pianiste amateur, mais qui sait comment caresser les notes) ainsi qu’un coin équipé d’une machine à écrire, où les clients rédigent des messages originaux et les accrochent au mur.

Wow. W-O-W.

Eux, ils ont compris.

Vous croyez être dans la game? Vous croyez que, avec votre librairie si unique, vous savez comment on entretient une communauté de lecteurs? Laissez-moi vous dire une chose : une expérience de communauté, ce n’est pas une liste de diffusion. Ce n’est pas non plus un club de lecture qui se réunit une fois par mois. Non. C’est plutôt une impression d’émerveillement qui devrait être ressentie chaque fois qu’on franchit les portes de votre commerce.

Vous croyez que ça n’existe pas au Québec, ce genre de phénomène? Eh bien, vous vous trompez.

Pensez à l’Imaginaire. Ce sera votre modèle à suivre.

Entrer à l’Imaginaire, c’est trippant. Les articles sont disposés comme des décors et donnent l’impression qu’on « pénètre » dans l’univers des fans, ça bouge de partout, ils ont des employés passionnés, ils organisent régulièrement des tournois de cartes et d’échecs et les annoncent à grande échelle. On y trouve de tout – oui, oui – et c’est bel et bien une librairie.

Si j’ai besoin d’un roman de fantasy, je n’hésiterais pas une seconde à me déplacer à l’Imaginaire, parce que l’endroit est enivrant. Je m’y rendrais même si le livre était 3 $ plus cher que sur Amazon, et même si je devais le commander. Parce que je serai heureux de franchir le seuil de leur boutique.

Je « n’encourage » pas l’Imaginaire. Je les « récompense ».

Maintenant, cessez donc de pleurnicher. En voulant boycotter Amazon, vous avez l’air d’une bande de gamins qui chialent contre le voisin parce qu’il a un jouet plus gros que le vôtre.

Le combat contre Amazon se gagnera par l’innovation. Mettez de côté cette mauvaise attitude et commencer à repenser la structure de votre commerce. Détruisez ses fondations et reconstruisez-les. Offrez-moi une expérience mémorable. Trouvez des idées. Surprenez-moi.

Si vous n’êtes pas d’accord, si vous croyez que le fait de placer des livres sur des tablettes est un gage de réussite, vous creusez votre tombe. Vous mourrez bientôt, et moi, je pleurerai sur vos cendres.

24 juillet 10

Trouvés : supports à livres pour tables de vente

par Dominic Bellavance

Durant les évènements en dehors des salons du livre, j’ai toujours jalousé ceux qui réussissaient à placer leurs romans à la verticale avec des supports spécialement conçus pour les livres. Parce que j’en ai cherché longtemps, sans jamais en trouver.

Avec Les Six Brumes, on s’en était fabriqué une demi-douzaine style « maison » avec des supports à cartes professionnelles et des trombones. Les livres tenaient, mais je vous jure qu’il ne fallait pas les accrocher sinon la table se transformait en jeu de dominos. C’est pourquoi j’en voulais des vrais. Ça devait bien exister quelque part!

Hier, j’ai lancé des appels sur Facebook et Twitter pour savoir où je pourrais acheter ça. Les réponses qui sont revenues souvent sont : IKEA, Bureau en gros, Renaud-Bray et Dollarama.

J’ai été voir au Bureau en gros. Rien.

IKEA : c’est trop loin (j’habite à Québec… on a perdu notre IKEA il y a quelques années parce qu’on y allait pas assez, vous vous rendez compte? S’il y en avait un, je serais tout le temps là.)

Renaud-Bray : pas eu le temps d’y aller parce que j’ai trouvé l’objet rare au Dollarama.

Au Dollarama, donc, les supports n’étaient pas plastique transparent comme dans mes rêves, mais plutôt en métal torsadé. J’avais pourtant recherché plusieurs fois dans les allées du Dollo avant aujourd’hui, sans rien trouver. Faut croire que j’avais des œillères.

J’avais le choix entre noir et or.

J’ai rapporté ça à la maison et j’ai essayé de placer mes romans dessus. Ils étaient trop larges pour mon Nova et pour les livres d’Alégracia. Il manquait un demi-centimètre de largeur. Batinsse!

Au moins, comme c’est du métal cheap, j’ai pu plier les coins pour les arranger comme je le voulais. Ils sont juste assez croches pour que ça paraisse pas trop.

Supports à livre

19 juillet 10

11 façons d’aider vos auteurs favoris sans dépenser un sou

par Dominic Bellavance

Je viens de lire que Mathieu Fortin organise un petit concours sur son blogue et j’ai trouvé l’idée géniale. Le concept est simple : plus on publie des commentaires sur les livres de Mathieu à travers le Web, plus on a des chances de gagner. Ça montre à quel point les mots laissés sur Internet ont leur importance.

Moi-même, quand j’apprécie un écrivain, je voudrais le voir se rendre au sommet. Certes, j’achète ses livres (peut-être que j’en achète trop, même), mais, quand je possède toute la collection d’un auteur, je souhaiterais continuer à « l’encourager », dans un sens.

Heureusement, il est possible d’aider un auteur sans qu’on ait besoin d’ouvrir son portefeuille. La plupart de ces méthodes sont simples comme bonjour et peuvent avoir des impacts importants sur la carrière d’un écrivain.

L’idée ici n’est pas de vous dire : « Faites ce qui est écrit pour les livres de Dominic Bellavance » (quoique je ne m’y opposerais pas). Je veux simplement vous faire découvrir des outils et comportements qui ont un pouvoir insoupçonné pour propulser la carrière d’un auteur vers le haut. Vous allez enfin comprendre pourquoi on revient souvent là-dessus!

Les gestes faciles

  • Publiez une courte critique sur Goodreads. Qu’elle soit bonne ou mauvaise. L’important, c’est de montrer qu’un livre est lu. Je préfère nettement voir une moyenne de 3/5 pour un livre qui a reçu 1200 critiques que de voir une moyenne de 5/5 pour un livre qui en a reçu seulement 2. Votre opinion n’a d’ailleurs pas besoin d’être élaborée. Dix mots peuvent suffire. Sur les réseaux sociaux, ce qui donne de la valeur aux critiques, c’est leur somme et leur récurrence. Vous trouvez que tel personnage d’une œuvre est poche ou génial? Dites-le, vous n’avez même pas besoin d’expliquer votre raisonnement. Mais dites-le.
    Note : ici, Goodreads peut aussi bien vouloir dire Pause Lecture, Readernaut, Babelio, etc.
  • Donnez votre avis sur Amazon.ca. Ces mots auront plus d’importance que ceux laissés sur Goodreads. Pourquoi? Parce que les visiteurs d’Amazon.ca sont là pour acheter. Si vous avez apprécié un livre, rendez-vous sur la page Amazon.ca de l’œuvre et défilez vers le bas. Vous allez voir ceci :
    Ici, on peut accomplir trois choses extrêmement utiles :

    1. Taguer le produit. Utilisez des mots-clés pour identifier le roman. Par exemple, pour Le Protocole Reston, j’ai ajouté « Trois-Rivières » et « Zombies ». Comme ça, si quelqu’un recherche « Histoire de zombies à Trois-Rivières », c’est probablement ce livre qui va apparaitre dans les résultats;
    2. Évaluer le produit. L’idée est la même que sur Goodreads. Il faut beaucoup d’évaluations. Plus un livre est évalué, plus il risque d’apparaitre dans les résultats de recherche;
    3. Écrire une critique. Vous pouvez copier-coller celle que vous avez utilisée sur Goodreads ou ailleurs.
  • Venez nous parler durant les salons du livre. L’expérience m’a appris ceci : quand il n’y a personne devant mon kiosque, aucun visiteur n’ose s’arrêter. Quand il y a au moins une personne qui discute avec moi, les passants sont plus curieux et viennent prendre mes livres pour lire le résumé. Et là, je vends plus de livres.
  • Utilisez le « username » d’un auteur lorsque vous le mentionnez sur Twitter. Par exemple, au lieu d’écrire : « J’ai aimé la nouvelle d’Alexandre Lemieux », j’écrirai : « J’ai aimé la nouvelle de @fortrel ». Ainsi, d’autres personnes pourront suivre Alexandre en cliquant sur le lien.

Les gestes qui demandent un certain niveau d’implication

  • Publiez une critique sur votre blogue. Contrairement à ce qu’on retrouve sur Goodreads ou Amazon, les critiques sur les blogues demandent des détails et de l’approfondissement. Néanmoins, une bonne critique fera plaisir à vos visiteurs, et la popularité de votre blogue augmentera si vous êtes un rédacteur talentueux.
  • Republiez cette même critique sur CôtéBlogue.ca. Et en plus, si elle est retenue pour publication, vous courrez la chance de gagner des certificats-cadeaux chez Archambault. Win-win, comme on dit.
  • Prêtez votre livre à quelqu’un. Car la magie n’opère pas uniquement sur Internet. Notre but, en tant qu’auteur, est de conquérir un grand lectorat. Si vous prêtez votre livre et que votre ami l’adore, il risque d’en parler. Et le bouche à oreille, c’est crucial.
  • Visitez un auteur en séance de signature dans une librairie. Même si vous n’achetez pas son livre. Les libraires vont alors remarquer que cet auteur attire des foules, et c’est bon pour sa réputation.
  • Amenez un(e) ami(e) rencontrer un auteur durant un salon du livre. C’est probablement le plus grand cadeau que vous pouvez faire à un écrivain. Après tout, on participe à ces évènements pour revoir des visages et rencontrer du nouveau monde.

Si vous êtes un auteur, qu’ajouteriez-vous à cette liste?

15 juillet 10

Entrevue dans le magazine Summum Girl, aout 2010

par Dominic Bellavance

Tout à l’heure, je me rends au Archambault et je rôde dans la rangée des magazines « mode & style de vie ». Je regarde attentivement les couvertures et je vois le Summum Girl du mois d’aout. Hmm… voilà un mec qui a plus de muscles que moi.

OK. Je le prends et le roule en deux, me dirige vers la caisse en toute discrétion. Personne ne m’a vu. Le vendeur me demande : « Veux-tu un sac? » Je réponds : « J’pense ben que oui ».

En fait, je ne voulais pas lui expliquer : « Non, non, si j’achète le Summum Girl c’est pas parce que je tripe sur les gars virils, t’sais, c’est juste que j’ai une entrevue à l’intérieur aux pages 42 et 43, et que tout le monde sur DominicBellavance.com devrait aller lire ça. Parce que c’est vraiment super-intéressant. Au fait, prends-tu Visa? »

Nous retrouvons donc à ces pages des détails croustillants sur mon parcours d’écrivain, sur ma vision des réseaux sociaux et des communications à l’ère d’aujourd’hui, ainsi que sur sur mon livre Toi et moi, it’s complicated. Je révèle aussi qui est la plus belle femme au monde, outre ma femme, bien sûr. Maintenant, vite! Faites comme moi et allez chercher votre copie!