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En guise de livre, j’avais beaucoup envie de parler d’Écriture, mémoires d’un métier, de Stephen King, mais je l’avais déjà mentionné dans un vieux billet, quoique brièvement. Si vous aspirez à publier et que vous ne l’avez pas encore lu, allez vite l’acheter. C’est un incontournable. Un vrai. Si vous ne l’avez pas lu, il vous manque quelque chose.

Non, je vais plutôt vous parler de mon livre-culte : Aliss, de Patrick Senécal. Ceux qui sont familiers avec le fantastique au Québec connaitront déjà ce roman. On peut dire, aussi, que c’est un incontournable en la matière.

Le livre raconte donc l’histoire d’Aliss (« Alice » en prémisse) qui décide de quitter le foyer parental pour s’installer à Montréal et commencer une nouvelle vie, seule, pour « aller jusqu’au bout de tout », pour s’inspirer de la philosophie de Nietzsche. Après avoir pris le métro, elle rencontre un individu assez suspect qui consulte sa montre et s’exclame en disant qu’il est en retard. Vous voyez déjà le genre. Aliss s’arrête donc à la même station que lui, le suit jusqu’à la surface et se retrouve dans une sorte d’univers parallèle habité par des détraqués, qui ressemblent de près ou de loin à des personnages de Lewis Carroll. Notre jeune héroïne voudra alors s’installer à cet endroit, question de relever le défi, et surtout percer le mystère derrière cet étrange bar avec une porte rouge, dans lequel on l’empêche toujours d’entrer…

J’adore ce roman d’abord par son style original, et je qualifierais le rythme comme frôlant la perfection. Il ne présente aucun temps morts, on veut toujours savoir la suite et, disons-le, c’est foutrement bien écrit, même si les théoriciens auraient de la difficultés à le qualifier de « littéraire » (pour moi, ce mot ne veut absolument rien dire, malgré ce qu’on a essayé de me pousser dans le crâne à l’université.) Bref, ça représente un idéal d’écriture que j’aimerais bien atteindre un jour.

C’est d’ailleurs le premier livre que j’ai décidé de lire deux fois (ça aussi, je l’avais mentionné, mais bon) et je l’ai trouvé aussi délicieux à la deuxième lecture. Je le recommande à tous ceux qui sont aventuriers et qui n’ont pas l’âme sensible. Ces derniers devraient s’abstenir; Aliss se rend creux comme je l’ai rarement vu. Sexe, tripes et blasphèmes sont au rendez-vous. Un délice pour les amateurs d’horreur.

Voyage de travers à Wonderland
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Un avis sur « Voyage de travers à Wonderland »

  • 28 septembre 2009 à 21:23
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    Un très bon livre qui passe ou qui casse. Très différent des autres Senécal et parfaitement inclassable.

    Je trouve dommage que les initiés à l’univers Senécal commence avec celui-ci car quand ça casse, ils abandonnent l’idée d’essayer les autres romans de Patrick.

    Mais Aliss restera un chef d’oeuvre rythmique…

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