Quand je me suis lancé comme “indépendant”, j’ai placé mes livres principalement sur 4 plateformes : Kobo, iBooks, Amazon et Google Play. Chacune a sa propre interface pour les auteurs, et chacune a sa façon de faire.

Si quelque chose fonctionne sur Kobo, ça ne voudra pas dire que ça fonctionnera aussi sur iBooks, et vice versa.

Pourquoi mes livres sont de retour sur Google Play Kobo, avec sa plateforme Kobo Writing Life, est de loin celle qui est la plus facile d’utilisation. Et c’est ce que la plupart des indés vous diront. On sent que Kobo s’intéresse vraiment aux auteurs et à leur manière de travailler. L’interface est intuitive, les informations à entrer sont minimales. Bref, c’est facile d’y placer un livre et de faire le suivi de ses ventes.

Avec Amazon, ça se corse un peu. Et iBooks est un enfer sur terre : plusieurs indés n’osent même pas mettre le pied là-dedans. Le logiciel qu’il faut obligatoirement utiliser, iTunes Producer, est une catastrophe.

Pour Google Play, c’est pas si pire. Pour chaque livre, on doit entrer une TONNE d’informations, mais on survit généralement au processus. Cette plateforme est très intéressante pour les écrivains, car aujourd’hui, une large part du marché des téléphones intelligent est dominé par Android, et le Play Store est l’endroit par défaut pour acheter des applications et des livres dans ce système d’exploitation.

Google Play permet aussi d’atteindre des marchés plus difficiles d’accès, comme l’Afrique francophone.

Mais avec Google Play, on a un maudit problème. C’est que le système peut décider, du jour au lendemain, d’appliquer un rabais sur nos titres de façon totalement arbitraire, sans nous avertir. Genre demain, il peut choisir de vendre notre roman à moitié prix. (Et bien sûr, on ferait ainsi la moitié des redevances.)

Si ça se passait uniquement sur Google Play, les conséquences seraient minimales. Le “hic!” est qu’Amazon et Kobo ont des politiques de “price matching” qui font en sorte que si un livre est à rabais ailleurs, ils vont eux-mêmes l’offrir à leur clientèle au même prix. Donc, si ton livre est à 50 % de rabais sur Google Play, il va l’être assez rapidement sur Kobo et Amazon aussi. C’est comme une contagion. Bonne chance pour rétablir le prix de base par la suite!

Ce que bon nombre d’auteurs font pour contrer cette manie, c’est de vendre leurs livres sur Google Play au double du prix. S’il y avait “seulement” un rabais de 25 %, ben, Amazon et Kobo seraient bien stupides d’égaler le nouveau prix à la hausse. La plupart des écrivains vont par contre carrément éviter la plateforme, comme je l’ai fait durant les 12 derniers mois.

Mais j’ai décidé de réessayer. Parce que sur Google Play, ça vend. Et le lectorat africain – un marché que j’essaie vraiment d’atteindre – est présent là-dessus.

Autrefois, il y avait un “rabais” de 25 % qui était collé à mon guide sur le manuscrit, sur Google Play, et ça m’avait convaincu d’abandonner la plateforme en hurlant. Ce rabais est toujours actif aujourd’hui, et comme le livre est vendu 2,99 $ partout, je l’offre à 3,99 $ sur GP. Le rabais permanent fait en sorte qu’il est réduit à 3,03 $. Une sorte de “hack”.

Ça m’énerve, et ça va m’obliger à surveiller le prix de façon constante.

J’ai aussi placé Les derniers jours, La nouvelle hantise et Coincée dans la gorge sur GP. Je n’ai pas mis Sintara et le Scarabée de Mechæom, par contre, comme les autres livres d’Alégracia ne s’y trouvent pas. Ça aurait été chien pour les lecteurs qui auraient acheté ce “tome 4” en premier.

On verra bien ce que ça donnera…

Pourquoi mes livres sont de retour sur Google Play
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3 avis sur « Pourquoi mes livres sont de retour sur Google Play »

  • 22 août 2016 à 9:20
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    Intéressante réflexion et belle stratégie!

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  • 22 août 2016 à 15:08
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    Euh… C’est ben horrible cette politique du rabais aléatoire! O.o Je comprends que ça ouvre un marché, mais… je crois que je boycotterais juste pour ça.

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    • 22 août 2016 à 15:21
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      En fait, j’ai déjà boycotté. Et je suis prêt à la refaire si jamais ça dérape. Je comprends vraiment pas pourquoi ils s’entêtent à faire ça. Ils rebutent plein d’auteurs et d’éditeurs avec cette pratique. Me semble qu’ils feraient beaucoup plus d’argent à long terme en gardant des prix réguliers.

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