Il y a deux choses que je déteste dans la vie :

  1. pelleter du fumier (heureusement, ça n’arrive pas souvent); et
  2. remplir des demandes de subvention.

Ça fait maintenant 4 ans que j’essaie de décrocher du financement pour écrire. Ça n’a jamais fonctionné, et c’est normal.

Avant 2010, la maison d’édition Les Six Brumes n’avait pas reçu l’agrément du gouvernement. Ainsi, tous mes romans publiés là-bas ne comptaient pas comme des « publications professionnelles ». Conséquence : je n’étais probablement pas admissible aux bourses (pour ceux qui l’ignorent, il faut avoir publié au moins un livre dans un contexte « professionnel » pour l’être).

Du temps perdu à l’état brut.

Mais je m’acharne. Cette année, tous mes livres sont reconnus au gouvernement, j’ai assisté à des conférences sur les demandes de subvention, et j’ai même une idée de projet intéressante (je pense).

Je me donne trois jours pour remplir les formulaires et j’enverrai mon dossier au Conseil des arts du Canada.

Ensuite, je continuerai à pelleter mon fumier.

Les maudites demandes de subvention

10 avis sur « Les maudites demandes de subvention »

  • 24 février 2011 à 13:47
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    J’ai arrêté de compter le nombre de demandes que j’ai fait. Plus que 20. Moi aussi j’haïs ça. Mais j’ai obtenu 7 subventions depuis 1990. Certaines fort modestes. 3000$ pour un roman jeunesse: ça se prend, mais ça change pas le monde. J’ai quand même eu, au fil du temps, plusieurs subventions de longue durée, moitié au fédéral, moitié au provincial. Je suis chanceux. Peut-être même que je suis bon. Mais une seule chose est sûre: si j’avais pas fait de demandes, j’aurais jamais rien reçu. Bon courage!

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  • 24 février 2011 à 15:10
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    Mouahaha! Elle est bonne, pour le fumier! :D

    Effectivement, si tu ne fais pas de demande, tu n’auras jamais rien… Essaie, réessaie, et réessaie encore… jusqu’à ce que ça marche! Après tout, tu es un auteur publié. Donc, par défaut, la persévérance est une de tes plus grandes qualités… :D

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  • 24 février 2011 à 15:40
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    @Joel : C’est ce que je me dis. J’ai pris une “année sabatique” de demande, mais comme j’ai un peu de temps devant moi, je réessaie. On sait jamais.

    @Isabelle : Malgré la persévérance, ça reste choquant. La plupart du temps, on ignore pourquoi nos demandes sont refusées. C’est difficile de s’améliorer.

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  • 24 février 2011 à 16:12
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    Je n’ai rien reçu, mais je crois que la plus grosse difficulté est d’évaluer le temps que ça prend, faire un projet à temps plein.

    J’ai l’intention de demander de petites bourses cette année, juste pour voir ce que ça va m’amener.

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  • 24 février 2011 à 18:24
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    J’ai été juré quatre fois au Conseil des arts et des lettres du Québec, à différents niveaux. Je n’ai pas le droit de révéler la teneur des délibérations, mais je ne pense pas qu’on peut me reprocher de dire que chaque jury sur lequel j’ai siégé a été scrupuleusement honnête et généralement ouvert d’esprit. C’est clair que tous ne comprennent pas nécessairement grand chose à la SFF, mais en contrepartie, je ne suis pas sûr que je rends totalement justice aux poètes… Il faut comprendre que les enveloppes disponibles ne permettent pas toujours d’accorder de subventions à toutes les demandes jugées méritantes. Ça varie beaucoup. Une fois ça a été la misère: onze demandes avaient obtenu l’aval du jury, il y avait de l’argent pour deux! Neuf artistes se sont donc torturés inutilement l’esprit à essayer de comprendre ce qu’ils avaient fait de pas correct, à imaginer je ne sais quelle cabale dirigée contre eux! Heureusement, parfois l’enveloppe est plus généreuse. La dernière fois que j’ai officié, je dirais que tous ceux qui le méritaient ont reçu la subvention demandée.

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  • 26 février 2011 à 21:34
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    Oh boy! Je viens de réaliser que l’an prochain, je vais être éligible aux subventions…

    Bordel, c’est le truc que j’haïssais faire pendant ma maîtrise les foutues demandes de subvention! On perd tellement de temps à monter les dossiers, remplir les formulaires, poster… Arggg!

    (En fait, durant ma maîtrise j’ai reçu un moment donné une subvention d’un montant faramineux de 200$… et j’ai réalisé ensuite qu’au temps que mon dossier m’avait demandé, à cause du nombre de copies à fournir et des documents à obtenir de partout, la subvention couvrait même pas le temps de préparation du dossier au salaire minimum!!!)

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  • 1 mars 2011 à 8:35
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    Dis-toi qu’en cas d’acceptation, les bourses de recherche et création payent pas mal plus! Et ce, même s’il faut y investir plusieurs heures.

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  • Ping :lacapitaleblogue.com | Suggestions du jour 02/25/2011

  • 1 mars 2019 à 15:14
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    Bonjour,

    J’ai une offre à compte d’éditeur d’une maison d’édition française. En France, les maisons d’édition ne sont pas agréées par le Gouvernement. Est-ce que si j’accepte cette offre, mon livre pourra être reconnu comme publication professionnelle au Québec et me permettra de postuler pour des subventions ? Merci.

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