Hier, j’ai réalisé une performance d’écriture à la Librairie Vaugeois, à Québec. J’ai apporté mon ordinateur là-bas, je me suis installé et, à 13 h, j’ai commencé à écrire comme si je me trouvais dans mon bureau (ou presque).

On a diffusé le contenu de mon écran sur une grosse télévision, qu’on a placée plus loin dans la librairie (merci au câble HDMI de 25 pieds). Ça permettait aux visiteurs d’observer le travail de la « créature » à une distance sécuritaire, sans avoir l’impression de la déranger.

Même si j’essayais de regarder le moins possible de ce côté, c’était toujours agréable de voir quelques visiteurs se masser devant l’écran pour voir le résultat du travail.

J’ai entamé là-bas l’écriture du 3e tome de la série Rage (anciennement connue sous le titre Le fléau de Roc-du-Cap), qui paraîtra prochainement aux Éditions ADA plus tard cette année. Je suis arrivé à la librairie à froid : le roman n’était pas du tout commencé. J’avais quelques pages de notes dans un cahier, rien de plus. Durant les premières minutes, j’ai rédigé un mini-plan du chapitre que je voulais taper, puis je me suis lancé sans parachute.

J’avais averti les libraires que les clients pouvaient venir me « déranger » pendant l’activité pour me poser des questions, autant par rapport à mon travail qu’aux outils utilisés (j’écris avec Scrivener et peu de gens connaissent ce logiciel). Il m’arrivait donc d’interrompre mon écriture de temps à autre pour jaser avec des curieux. J’ai franchement adoré partager les secrets du métier de vive voix.

J’ai souvent expliqué que ce que je tapais, c’était du premier jet, et que ça évoluait beaucoup au fil du temps. Je pouvais montrer des images avant/après de mes anciens tomes (entre le premier jet et la version finale). Presque tout avait changé.

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Le temps a passé très vite : je m’étais demandé si j’aurais assez de « jus créatif » pour être capable d’écrire de 13 h à 16 h. Finalement, aucun problème : j’ai regardé ma montre seulement 2 fois, et la 2e, il était 16 h 15.

J’espère vraiment pouvoir reproduire l’expérience, que ce soit dans d’autres librairies ou durant des évènements littéraires variés. J’ajusterais quelques détails, dont ma préparation à l’écriture : je crois que la prochaine fois, je rédigerai mon mini-plan à la maison plutôt que sur les lieux de la performance, pour pouvoir commencer à écrire immédiatement. Mais pour le reste, tout était nickel.

Je remercie encore la Librairie Vaugeois de m’avoir accueilli. Je remercie aussi le Conseil des arts et des lettres du Québec d’avoir fourni le financement nécessaire pour rendre cet évènement possible.

Compte-rendu : performance d’écriture à la Librairie Vaugeois