En début de semaine, j’ai réussi à terminer le premier jet de mon guide d’écriture intitulé Comment écrire plus. J’ai eu de la misère à mettre la touche finale (de là le « enfin » dans le titre de l’article). Comme je rédigeais les chapitres dans le désordre, je me suis gardé les moins plaisants pour la fin.

Méchante bonne idée.

Comment écrire plus : premier jet (enfin) terminé!Ce projet-là, je l’avais imaginé de petite envergure. Au départ, je voulais « monétiser mon blogue » en regroupant mes billets les plus populaires sur mes méthodes de travail, dans un livre numérique.

« Ça va faire entre 10 000 et 20 000 mots », que j’ai pensé.

Sauf qu’en avançant dans le projet, j’ai dû me rendre à l’évidence : faire du copier-coller à partir d’un blogue, ça marche pas. Pour que ça donne un bon résultat, je devais écrire autour de mes articles, employer un ton uniforme, ajouter des détails, beaucoup de détails. Je voulais aussi mettre une touche d’humour là-dedans, comme je l’ai fait avec mon guide sur le manuscrit.

J’avais repéré une vingtaine de billets qui auraient pu faire partie de mon « best of ». Mais en organisant mon guide, naturellement, de nouvelles idées me sont venues, et au bout de quelques semaines, mon plan de travail dans Scrivener a doublé. Puis triplé.

Ce n’est plus un « best of ». Il y a maintenant 95 % de contenu original là-dedans.

J’ai mis le point final sur ce monstre de 90 000 mots. Et ça risque d’enfler, c’est un premier jet : moi, quand je réécris, mes livres s’allongent parce que le style vient après. Je prévois donc que Comment écrire plus fasse autour de 110 000 mots dans sa mouture finale.

* * *

Il contient quoi, ce guide?

Comment écrire plusSurtout des trucs d’écriture (évidemment), et ces trucs s’intéressent à la gestion du temps. Je dois répéter cinquante millions de fois dans l’introduction qu’il ne s’agit pas d’un atelier de création littéraire ni d’un guide pour améliorer son style. Il existe déjà bien assez de publications sur le sujet.

On y retrouve plutôt des méthodes de travail et des conseils pour économiser son temps, et ainsi obtenir plus de moments « cul sur chaise », durant lesquels les mots sont expulsés de notre tête pour aboutir dans le traitement de texte.

Des moments constructifs.

Comment écrire plus regroupe 53 trucs répartis dans 7 parties :

  1. Conseils utiles à toutes les étapes d’écriture (7 trucs)
  2. Idéation (7 trucs)
  3. Plan (7 trucs)
  4. Premier jet (19 trucs)
  5. Révision (7 trucs)
  6. Bêta lecteurs (5 trucs)
  7. Le conseil le plus important (1 truc)

… et comme le promet la couverture, parmi tous ces conseils se cachent 2 trucs très mauvais, que vous aurez le plaisir de découvrir au fil de votre lecture.

* * *

À qui ça s’adresse?

Pas aux absolus débutants. Il faut avoir un minimum de métier, ou du moins savoir comment ça se conçoit à la base, un roman. Je répète que ce guide n’est pas un atelier d’écriture : je m’attends ainsi à ce que certaines notions (qu’est-ce qu’un personnage? qu’est-ce qu’une intrigue? comment construit-on une structure narrative?) soient comprises d’emblée par le lectorat.

C’est donc pour les auteurs actifs, qui veulent publier ou qui ont déjà quelques ouvrages derrière eux, et qui souhaitent travailler mieux, qui désirent écrire plus avec le peu de temps dont ils disposent.

Ce guide prétend qu’on peut « insérer 90 minutes d’écriture dans 1 heure de travail ». Il est irrévérencieux et drôle — en tout cas, je pense. J’espère qu’il tiendra sa promesse et vous plaira.

(Mais on se calme le pompon, il est loin d’être prêt.)

Comment écrire plus : premier jet (enfin) terminé!
Étiqueté avec :
  • Mathieu Fortin

    Avec le petite guide de la SF au Québec, plus le livre aux Six Brumes, ça fait beaucoup de projets en peu de temps sur l’écriture mais qui ne parlent pas d’écriture… j’ai hâte de lire ça!

  • Y’a quelque chose dans l’air, c’est clair ;)

  • Richard

    J’espère que tu donne le meilleur conseil, que tout bon romancier devrait connaître: Le mieux est l’ennemie du bien. Si tu veux faire mieux tu te plante toujours, si tu fais bien c’est correct, mais dans le domaine de l’écriture, très bien est l’idéal.

  • En fait, je ne fais pas vraiment de commentaire sur la qualité du texte, même si je sais que le perfectionnisme est rarement recommandable, tout domaine confondu.