Cette semaine, Serge Henry, organisateur conservateur pour le nord de Montréal, a envoyé chier les artistes pour leurs demandes concernant la loi C-32.

T’es bien content, el’gros. C’est vrai qu’ils sont chialeux, les artistes. Une belle gang de chialeux.

Toi, tu travailles fort, tu fais du 9 à 5. Tu gagnes ton pain. Pas comme eux! Toi, tu lis pas (ça sert à rien), tu écoutes la radio pis la TV, pis c’est ben correct de même.

Aujourd’hui, t’as entendu l’animateur de CHOI envoyer chier les artistes, lui aussi. Ça t’a fait rire. Et il a raison! C’est rien qu’une ostie de bande de mange-mardes. Y travaillent même pas pis y veulent de l’argent. Comment ça s’fait?

Gang d’artistes à marde! Tu l’sais; on n’a pas besoin d’eux. Ceux qui font de l’argent devraient rester, pis ceux qui font pas d’argent devrait sacrer leur camp… ou crever de faim, tiens. Tu l’sais, parce que tu l’sais que t’as raison.

Me semble que c’est assez clair de même.

Le soir, el’gros, t’es fatigué, alors tu t’écrases devant TVA. T’écoutes la Poule aux oeufs d’or pis Occupation Double. Tu t’ouvres même une bière.

Ouais.

La grosse vie sale…

Au fond, el’gros, t’aimes ça. Penser à rien. C’est ça qui te rend heureux.

Allez tous chier!
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50 avis sur « Allez tous chier! »

  • 3 décembre 2010 à 12:01
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    Le principal problème que les artistes rencontreront toujours, c’est le fait qu’ils vont continuer à créer peu importe les conditions dans lesquelles ils vivront (deux jobs, trois jobs, pas de job, pas une cenne…).

    Dans une logique de marché, d’offre et de demande, comment est-ce qu’on peut négocier avec qui que ce soit?

    Et surtout avec les bienpensants qui croient que brasser du papier de 9 à 5, c’est un dur travail?

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  • 3 décembre 2010 à 12:13
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    Gen : J’ignore d’ailleurs d’où provient cette idée que les artistes ne travaillent pas. Dans la tête de plusieurs, c’est clair : tu fais de l’argent et donc tu travailles, et vice-versa. L’argent qui justifie tout, encore une fois. La culture n’a donc qu’une valeur pécuniaire?

    C’est aussi cohérent que de dire : n’aide pas ton prochain, ça ne paie pas. Hein?

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  • 3 décembre 2010 à 12:20
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    @Dom : Mais énormément de gens pensent « n’aide pas ton prochain, ça paie pas ». C’est pas pour rien que les compagnies offrent d’aussi piètre conditions de travail.

    Et pour la majorité des gens, les artistes ils choisissent d’avoir du fun dans la vie au lieu d’avoir une vraie job (sous-entendu : plate). Donc ils travaillent pas vraiment.

    La vérité : ces gens-là sont souvent malheureux dans leur emploi et donc jaloux.

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  • 3 décembre 2010 à 12:28
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    Gen : J’ai déjà eu cette vie. Travailler en usine, trouver ça plate. Je l’ai fait pendant quelques années.

    Quand tu as les deux mains là-dedans, tu vois la vie au premier degré. Moi, je produisais de la bouffe, et donc j’étais utile à la société. Réflexion « logique » : les artistes ne servent à rien. Si une guerre éclate, ce ne sont pas eux qui vont nous sauver.

    L’idée est qu’on a réussi à créer une société pacifiste et foutrement évoluée. Une fois qu’on a fini de se nourrir, de se vêtir, etc., bref, combler ses besoins essentiels, on peut aller au-delà de ça.

    Ceux qui chialent contre les artistes écoutent quand même de la musique, voient des films et certains lisent à l’occasion.

    Pour certaines personnes, la culture, c’est du divertissement. Pour d’autres, ça va plus loin. Et c’est tant mieux!

    Sans la culture, la vie serait grise en maudit.

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  • 3 décembre 2010 à 12:39
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    J’suis totalement d’accord avec toi.

    Mais comme je jongle encore avec une job relativement plate, mais utile, je peux constater au jour le jour que la majorité des gens ne réalisent pas que la culture qu’ils consomment et qui les sort, enfin, de leur quotidien, elle est créée par des gens qui méritent d’être payés.

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  • 3 décembre 2010 à 12:41
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    Pour eux, puisque c’est divertissant à consommer et rapidement utilisé, ça doit être divertissant et rapide à faire.

    Quand tu essaies de leur faire comprendre qu’écrire trois pages de texte ça prend des heures de travail, ils tombent des nues.

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  • 3 décembre 2010 à 12:48
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    @Dominic et Gen : Bien d’accord avec vous deux.

    Maintenant, ma montée de lait :

    Ah bin cal*****! Tu sais quoi? Ça me surprends même pas. Il fait juste dire ce que plein d’autres tab***** pensent tout bas. Pis je commence à être tanné de ce genre de connards là.
    Penser à rien.
    Mets-en que c’est ça qui le rend heureux : penser à rien! Parce que dans le fond, y a pu d’énergie, l’pauvre ti-loup (qui se dit quand même un homme parce que lui y travaille) quand y rentre de travailler, c’est dur pour lui de lire / regarder quelque chose qui le pousse un peu à réfléchir. C’est pas comme les artistes, eux autres y peuvent se permettent de divaguer pis de rêvasser toute la journée pis toute la nuite….
    Ostie (oups, j’ai oublié les petites étoiles), y sais-tu combien d’heures on fait? Les risques qu’on prend, les sacrifices qu’on choisit (ou non) de faire pour notre passion?
    Tu penses que c’est la voie de la facilité qu’on choisit là? Ben fuck you! Ça serait bin plus facile si je lâchais tout ça et que j’irais dans une job de 9 à 5 moi aussi.
    Pis là, il me répondrait : Tu s’rais pas capab! Vous êtes justes des dopés, on l’sait bin, vous avez besoin de ça pour vous inspirer, pour écrire vos mardes, faque vous êtes pas capab de travailler! Trop sonné pour ça…
    Ma réponse : C’est ça, mets tout le monde dans le même bateau. Au risque de passer pour un mononcle pis un têteux : Je n’ai jamais touché à ça pis j’ai pas besoin de ça dans ma vie. Pour moi, ce serait un boulet. J’ai besoin de toute ma tête pour penser, pour survivre justement. Crisse de cave, retourne donc regarder O.D. en buvant ta 24 (parce qu’un vrai homme qui travaille, y boé comme un trou pour oublier sa vie plate) pis sacre nous patience avec les autres ignorants de ton espèce (parce qu’un vrai homme, ça aime juste les choses de gars : le sport, les chars pis les pitounes, pas la culture, ça, c’est fefi.)
    Ben, le pas-vrai homme que je suis selon toi, y chie pis y flushe deux-trois fois pour que ça se rende dans les cuisines de ton restaurant préféré (tsé, celui que tu peux te payer à 500$ le repas).
    C’est qui le mangeux de marde, hein?

    Fin de la montée de lait.

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  • 3 décembre 2010 à 13:11
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    @Jonathan : Ouch, j’espère que ça fait du bien. Pis par expérience, s’asseoir le dernière sur une chaise de 9 à 5, c’est pas dur pantoute.

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  • 3 décembre 2010 à 13:35
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    Quand j’entends une moronne dire que Claude Robinson devrait en revenir ?!! En revenir ??! Je suis encore flabergastée de voir que la liberté d’expression sert à ça.

    D’ailleurs, est-ce vraiment un travail que d’être animateur de radio ? Après tout, ce n’est pas du 9 à 5.

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  • 3 décembre 2010 à 15:14
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    Ouin, c’est bas, mais come on, conservateurs, vous pouvez vous forcer. Et faire encore pire. Je crois en vous.

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  • 3 décembre 2010 à 17:20
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    Dom, j’ai mis ces liens sur Facebook.

    Et là, je suis trop en colère pour m’exprimer.

    Mais j’y reviendrai. Non mais quelle bande de cruches…

    Ils sont tellement idiots que c’en est triste.

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  • 3 décembre 2010 à 19:09
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    Mes amitiés, confrères et soeurs artistes.
    Trop fâchée pour faire une entrée de blog qui a de l’allure sur ces parasites qui boivent un artiste jusqu’à la dernière goutte, refusent de la payer décemment, puis qui chient dessus en ondes!

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  • 3 décembre 2010 à 20:32
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    Oh boy, vous méprisez les honnêtes travailleurs payeurs de taxe ou quoi?

    Premièrement, je méprise profondément Denis Gravel et sa clique du matin pour leurs hypocrisies dont celle d’être contre les subventions culturelles sauf quand ça concerne Quebecor, les Nordiques et le nouveau Colisée de Québec.

    Par contre, l’audio de Radio Ego est un ramassis de phrases prises hors-contextes. Le montage est de très mauvaise foi.

    De plus, ils ont raisons sur le fait de dénoncer les artistes subventionnés de la Clique du Plateau (comme Roy Dupuis, Paul Piché et Eric Lapointe) qui se plaignent le ventre plein et qui donnent des leçons à tout le monde.

    La plupart des artistes dénoncent souvent le méchant gouvernement conservateur d’un côté mais de l’autre veulent un État-policier pour arrêter un ado boutonneux qui télécharge une toune illégalement dans son sous-sol. Hypocrisie ou double standard?

    Si les artistes trouvent qu’ils ne sont pas assez rémunérés par leurs chansons, qu’ils négocient de meilleures conditions avec les cies de disques ou qu’ils s’en partent une eux-mêmes.

    Être artiste c’est un CHOIX et non un droit.

    Combien d’artistes crevaient de faim mais sont finalement devenus des stars grâce à leurs talents, leur persévérance et/ou via l’aide d’un mécène?

    Metallica mangeaient des sandwichs au beurre de peanuts et vivaient 4 dans un logement avant de devenir des millionnaires et j’en oublie d’autres.

    ÇA c’est des vrais, ils auront éternellement mon respect car ils n’ont jamais têté les mamelles de l’État pour avoir des subventions.

    De plus, les musiciens font leurs argent surtout via les concerts. Si tu as du talent et tu respectes tes fans, ils iront te voir et t’encourager…

    Désolé mais les artistes subventionnées du Québec ne me feront jamais verser une larme :-P

    PS. Claude Robinson a plagié Robinson Crusoé, est-ce que les descendants de Daniel Defoe devrait le poursuivre? Les copyrights ça s’arrête quand?

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  • 3 décembre 2010 à 21:18
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    En passant, le sport et la radio ça fait aussi partie de la culture ;-)

    Le CH est pas mal plus un symbôle culturel identitaire que Richard Séguin ou Marie-Denise Pelletier :-P

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  • 3 décembre 2010 à 21:52
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    Salut Martin

    Je ne te connais pas, je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu fais dans la vie. Mais le problème, présentement, c’est que le gouvernement va changer une loi qui va priver les créateurs d’une certaine partie de leurs revenus.

    Si toi, une loi changeait, sans aucune raison, et te privait de 25% de ta paye, est-ce que tu monterais aux barricades? Est-ce que tu tenterais au moins de te faire entendre, pour dénoncer ce qui t’apparait comme un non sens? Est-ce que tu souhaiterais que ceux qui ont des tribunes, ceux qui ont l’oreille du public parce qu’ils pratiquent leur métier de façon plus médiatisée que d’autres, est-ce que tu souhaiterais qu’ils t’aident?

    Tu dis : »Désolé mais les artistes subventionnées du Québec ne me feront jamais verser une larme »

    Et les travailleurs d’usine subventionnés? Et les travailleurs agricoles subventionnés? Et les multinationales subventionnées? Tu ne verses pas de larmes sur tout ce beau monde non plus? Tu sais que sans subventions, au Québec, y’a pas beaucoup de business qui fonctionnent? Tu sais que t’es sûrement, sans même le savoir, subventionné? Crédits d’impôts, incitatifs financiers, prêts sans intérêts, ce sont des subventions et la business qui t’emploie en reçoit sûrement.

    Tu dis: »Oh boy, vous méprisez les honnêtes travailleurs payeurs de taxe ou quoi? »

    On en fait partie, des honnêtes travailleurs payeurs de taxe. Tu sais que lorsque je vend un livre qui coûte 10$, je reçois 1$ et 9$ contribuent à la chaîne du livre. Penses-y: un auteur qui vit de sa plume en vendant, disons, 40000 copies de son livre à 10$. Il reçoit 40000$, mais contribue à produire 360000$ dans les poches des autres. Disons que la loi C-32 est acceptée, cet auteur recevra moins, car il sera permis aux écoles d’utiliser son texte sans payer. Si l’auteur reçoit moins, les libraires, les distributeurs, les illustrateurs, les réviseurs/correcteurs, les maisons d’édition (et même le gouvernement, par le biais des taxes et impots) reçoivent moins d’argent.

    C’est une loi qui enlèvera de la richesse à tout le monde, sans compter la richesse culturelle qu’on peut perdre.

    Et si tu n’es pas capable de comprendre ça, mon Martin, retourne écouter ton Metallica. Mais rappelle-toi que malgré leurs millions, ils se sont battus, les premiers, pour empêcher la diffusion gratuite de contenu artistique parce qu’ils comprenaient, eux, que leur production artistique possède une certaine valeur monétaire que, dans tes contradictions, tu ne sembles pas reconnaitre.

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  • 3 décembre 2010 à 22:21
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    @ Matt, premièrement je suis contre TOUTES formes de subventions directes ou indirectes aux entreprises peu importe son domaine. Le Gouvernement ne crée pas de jobs, il les déplace. C’est le marché qui crée de vrais jobs. Mon employeur ne reçoit aucunes subventions en passant.

    Deuxièmement, faire payer des cabinets de dentistes des droits sur la musique qui joue en background je trouve ça ridicule!

    Idem pour les écoles qui doivent payer des droits alors que c’est à but non-lucratif.

    Troisièmement, Metallica ont déchanté depuis leurs croisades inutiles contre le piratage. Ils se sont rendu compte qu’ils pouvaient faire de l’argent avec les spectacles et en vendant les CD moins chers. Gravel en parle d’ailleurs dans la version intégrale de l’audio (et non celle sur Radio Ego).

    En prolongeant toujours plus la période de protection des droits d’auteurs, on garde « verrouillées » plein d’oeuvres qui pourraient être réutilisées. On empêche une culture qui pourrait être combien plus vibrante et diversifiée.

    À lire en mettant ses émotions à off et son côté cartésien à on ;-)

    http://www.quebecoislibre.org/04/040615-4.htm

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  • 3 décembre 2010 à 22:58
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    J’en reviens juste pas…

    J’ai l’impression de rêver tant ce débat me paraît surréel.

    Je suis sans mot, pour la première fois de ma vie, et c’est tout dire.

    J’arrive pas à croire qu’on en soit rendu là.

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  • 3 décembre 2010 à 23:40
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    Et moi j’en reviens pas que le Conseil des Arts a subventionné une banane géante pour qu’elle flotte au Texas.

    C’est ça qui arrive quand on laisse des fonctionnaires s’occuper de la culture à la place des individus et du libre-marché…

    http://www.youtube.com/watch?v=5oMAokg6Wyg

    Un artiste a déja été subventionné aussi pour chier (au sens propre) sur des toiles LOL

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  • Ping :lacapitaleblogue.com | links for 2010-12-03

  • 4 décembre 2010 à 8:30
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    Il faut faire attention… La politique et la radio : ce sont des shows! Le politicien tente de s’attirer du capital d’image et l’animateur est là pour vendre des cotes d’écoute. Il ne faut pas les prendre au pied de la lettre.

    Pourquoi leur donner du crédit. À réagir ainsi ils le prennent comme une flatterie. Les ignorer, c’est beaucoup plus frustrant. Je fais du service à la clientèle, J’ai souvent des gens qui réagissent ainsi : action/réaction. Ils crient, ils hurlent, et plus ils parlent fort, moins je parle fort. Souvent, on laisse aller et ils reviennent sur la track et comprennent qu’ils étaient dans le champs.

    Dans la conscience sociale, l’artiste est au bas de l’échelle comme la plupart des travailleurs autonome, pourquoi? Parce qu’il contribue moins que lui au chômage, à l’impôt, au RRQ, au RQAP etc. Ben oui! Ah oui, on oublie aussi qu’il n’offre pas un service essentiel à la société. On peut continuer à manger, à aller travailler, à vieillir même si on ne nourrit pas son esprit. L’artiste est aussi un pelleteux de nuages qui vit en gérant son temps comme il le souhaite tout en gagnant des sous. Il pratique quelque chose que tout le monde est capable de faire à titre de passe-temps. Ah!!! Le voilà où ça cloche! La moyenne des ours croit qu’écrire un livre ça se fait à temps perdu à moins de s’appeler Réjean Tremblay et d’écrire Lance et Compte ou Marie Laberge et d’écrire des trucs fleur bleue.

    Même si la moyenne des ours est dans le champs, il ne sert à rien de le crier haut et fort, il ne va que se foutre encore plus de notre gueule. Pourquoi, parce que c’est lui qui a raison. Ben oui, il a le droit de vote. Ayoye! Moi aussi le l’ai, et contrairement à la moyennne des ours, je l’utiliser à titre de vraie citoyenne en me procurant l’information nécessaire pour avoir une opinion éclairée. C’est un combat à la Don Quichotte. L’opinion publique tranchera et malheureusement, c’est des clowns qui la manipule.

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  • 4 décembre 2010 à 8:31
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    C’est sûr qu’il y a eu, de tout temps, des exagérations, du copinage pour obtenir subventions, et tout (comme dans n’importe quel milieu, en passant). C’est sûr qu’il ne faut pas mettre tous les artistes dans le même bateau (parce que le marché anglophone est beaucoup plus grand que le marché francophone donc on ne peut pas comparer Metallica avec Dominic Bellavance, par exemple… Ici, au Québec, j’ai l’impression que l' »American Dream » passe par Quebecor.).

    Par rapport aux artistes subventionnés qui montent aux barricades… je pense, j’ose croire, que les artistes qui montent aux barricades ne le font pas seulement pour eux mais pour représenter les plus petits, les moins connus, ceux qui, comme moi, n’ont jamais tété à la mamelle de l’état. Parce que si moi, inconnu du grand public et donc pas du tout un porte-parole, je monterais aux barricades, il n’y aurait pas un journaliste, pas un média, pratiquement personne pour appuyer ce que j’ai à dire. Alors, dans l’esprit des gens, c’est des artistes qui ont leur argent qui vont encore pleurer pour en avoir d’autre mais ce n’est pas pour eux qu’ils le font…

    Et je ne pleure pas sur mon sort, ici, j’aime ce que je fais MAIS je réagis quand on me dit d’aller chier. (Il est bien gentil le petit Jonathan mais il en a dedans et il ne présente pas l’autre joue) :-)

    De toutes façons, on peut continuer à en parler longtemps… Pendant ce temps-là, l’armement pour la défense nationale n’a pas besoin d’être justifiée, elle. (On ne parle pas de refaire les routes ou pour la santé, mais pour des maudits missiles pour au cas où…)

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  • 4 décembre 2010 à 9:13
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    @ Jonathan, la francophonie c’est 200 millions de personnes alors pour le petitesse du marché on repassera.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Francophonie

    Que les artistes cessent d’écrire et de chanter en JOUAL (merci à Michel Tremblay qui a partie le bal) et alors ils pourront exporter leurs oeuvres dans les autres pays et faire de l’argent.

    D’ailleurs, subventionner le joual devrait être interdit car ça appauvrit la culture et ça isole le Québec du reste du monde.

    Tous les séries américaines et films d’Hollywood sont en anglais international justement pour pouvoir mieux les exporter et faire du profit.

    En passant, le gang de Luc Plamondon et cie se foutent pas mal des petits artistes. Plamondon habite un paradis fiscal (ne paie pas d’impôts) et ensuite il viens brailler pour que l’État lui donne plus d’argent.

    Give me a break!

    http://www.ledevoir.com/culture/musique/115446/comment-luc-plamondon-les-stones-u2-et-d-autres-artistes-evitent-de-payer-des-impots

    PS. On peut réussir sans Quebecor, René Angelil l’a fait, Robert Lepage et Guy Laliberté aussi.

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  • 4 décembre 2010 à 9:49
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    Tu as raison, Isabelle. De toute façon, tout est subventionné au Québec, même l’entreprise privée (un secteur des plus subventionnés,d’ailleurs, graĉe aux crédits d’impôts et congé de taxes.)

    La vraie question, ce ne sont pas les subventions, mais le droit d’auteur. Je ne sais pas comment réagirait Disney si nous nous mettions à écrire, copier ou vendre des histoires de Mickey. Et je suis certain que Honda prendrait mal le fait qu’un autre constructeur automobile utilise ses plans pour créer une nouvelle voiture. Et c’est sans parler des compagnies pharmaceutiques qui sont prêts à laisser crever des millions de personnes parce qu’ils refusent que des médicaments génériques soient créés pour combattre le sida.

    Et ça en surprendra peut-être quelques-un, mais je paie des impôts et des taxes comme tout le monde.

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  • 4 décembre 2010 à 10:28
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    @ Michel Lévesque, les brevets pour les médicaments sont de 14 ans et plusieurs trouvent que c’est trop tandis que les copyrights sont de 70 ans après la mort de l’artiste et ça va monter bientôt à 100 ans.

    Vous trouvez pas c’est exagéré?

    Disney ont fait des millions avec des oeuvres issues du domaine publique (Peter Pan, Blanche-Neige, etc), ils ne sont pas mieux que les artistes braillards du Plateau Mont-Royal.

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/08/de-la-propriete-intellectuelle/

    PS. J’ai fait une recherche sur internet et j’ai trouvé ZÉRO mp3 de Richard Séguin. Personne ne pirate la musique québécoise!

    Lady Gaga (une méchante américaine) se fait pas mal plus piratée mais ça nos artistes ne sortiront jamais dans les rues pour elle :-P

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  • 4 décembre 2010 à 11:51
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    Oh! Mais je suis très bien au courant que tout est subventionnée. J’ai été journaliste dans une vie antérieure. J’ai cessé car ça me faisait chier de constater comment tout était rapporté pour que l’employeur empoche le cash. On s’en fout que tout soit embelli ou mis hors contexte, le texte est vendeur.

    Je comprend parfaitement le débat et je comprend le besoin des artistes qu’on ne viennent pas couper dans leur revenus. Je comprend aussi parfaitement l’opinion des politiciens de salon qui montent sur leur grands chevaux, car pour eux artiste = humoriste qui vendent des billets de spectacle à 60$, la clique de TLEP, Patrick Huard, Véronique Cloutier, Julie Snyder et compagnie qui vivent dans le gros luxe, mais pensonne n’a en tête, l’écrivain qui publie 2 ou 3 livres par année et qui est anonyme, personne ne pense à l’illustrateur, personne ne pense au photographe. Ah il se rappelle celui qui a peint un tableau vendu au prix fort à un Musée ou au Parlement, payé avec de l’argent qui vient de LEUR poche.

    Je peux comprendre tout ça, mais mon code d’éthique m’empêche de prendre partie publiquement. Alors je ne peux dire si je suis en accord avec quoi que ce soit.

    @ Martin : Ici, on essaie d’être respectueux et politiquement correct. Dominic est un écrivain très ouvert d’esprit qui parle de sujet qui lui tient à coeur. Il est un messager et souhaite seulement susciter une réflexion sur la question. Tu as tout à fait le droit à tes opinions, mais svp respecte aussi celle d’autrui.
    Peut-être ne trouveras-tu pas de MP3 de Richard Séguin, mais il existe d’autres artistes québécois piratés : Simple Plan, Dubmatique, Kaïn, Bran Van 3000,… SVP si tu veux sortir des arguments, prends-en des solides. Ce n’est pas parce que TOI, tu préfères télécharger de la musique via LimeWire de groupes américains que c’est le cas pour la moyenne des ours. La population québécoise consomme beaucoup de musique québécoise, travaillant dans le public, je peux te le confirmer.

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  • 4 décembre 2010 à 11:53
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    Au Canada, le copyright c’est 50 ans. Il n’est nullement question de le prolonger. Je ne sais même pas pourquoi j’apporte de l’eau à un débat stérile, sachant très bien que chacun restera sur ses positions en bout de ligne. Mais, prenons une autre revendication artistique, parce qu’on parle beaucoup des chanteurs qui se sont déplacés à Ottawa pas nécessairement pour eux, mais plutôt pour la génération montante hein, faut en être conscient. Mais les artistes en art visuel s’attendaient à ce que la Loi ajoute un droit de suite sur leurs oeuvres. En ce moment, un artiste qui commence vend une toile pas chère, pas chère. Il acquière une certaine renommée, sa toile est revendue 10 fois le prix original… et lui ne touche pas un sous. C’est juste ça ?

    J’aime aussi beaucoup le raccourci : « je n’aipas trouvé de MP3 de Richard séguin sur le web, alors personne ne pirate la musique québécoise ». C’est un peu naïf, non ?

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  • 4 décembre 2010 à 11:58
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    @ Isabelle S, si les gens adorent la musique québécoise pourquoi alors le CRTC (sous pressions de l’ADISQ) oblige les stations de radio a diffusé 65% de contenus francophones?

    Me semble que le marché devrait dicter les stations à diffuser ce que les gens veulent entendre, non?

    Peut-être que si les radios cessaient de jouer Marie-Mai 50 fois par jours, les gens décideraient d’acheter son album à la place…

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  • 4 décembre 2010 à 14:22
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    @Martin : Heu non, les séries américaines ne sont pas en anglais international. Elles sont en anglais américain, plus ou moins coloré par les accents locaux. L’anglais « international », ça n’existe pas.

    Mais que tu le crois est très révélateur de ta propre culture.

    Pis en passant, tu parles de Métallica, mais tu sais-tu c’est qui Anvil? C’est le groupe qui n’a pas eu la chance de passer à l’étape suivant les sandwich au beurre de peanut.

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  • 4 décembre 2010 à 16:37
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    Je trouvais que Dom exagérait dans son billet, mais lire les commentaires de Martin m’a ouvert les yeux. Oh boy.

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  • 4 décembre 2010 à 21:28
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    @ Gen, comme ça l’anglais international ça n’existe pas! Alors pourquoi, un Australien, un Canadien, un Texan, un Irlandais, un Brit peuvent tous jouer ensemble en harmonie dans des films d’Hollywood?

    Contrairement à la musique pop et rap (remplit de slang), le cinéma américain est dans un anglais simple et facile à comprendre pour tout le monde.

    Il se donne même des cours à Hollywood pour perdre son accent et parler l’anglais international pour jouer dans des films.

    http://en.wikipedia.org/wiki/International_English

    En passant, j’ai pas vu beaucoup de Suisses, Belges et Français jouer dans des films joual oups! québécois.

    Quand c’est rendu que les films du Québec sont doublés en argot français pour pouvoir être distribué la-bas…

    Et dire que certains Plateauistes osent dire ensuite que les anglo-saxons sont ethno-centristes LOL

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  • 5 décembre 2010 à 1:26
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    Ben oui, c’est ça.

    Copions les normes hollywoodiennes, utilisons un langage préformaté, vidé de substance, stérilisé. Ce sera certainement plus facile à comprendre pour les lecteurs, et donc plus facile à vendre. Plus facile à étiqueter, à rentrer dans une belle colonne avec des chiffres à côté. Et plus les chiffres sont gros, mieux c’est.

    Le seul problème dans tout ça, c’est que faire de l’art comme ça, c’est plus de l’art. À quoi bon écrire si c’est pour écrire comme tout le monde? Ça peut te sembler un peu absurde, mais pour certaines personnes, comme les écrivains, c’est intéressant d’explorer la langue, de la dompter, de se battre contre elle et, parfois, de s’y perdre. C’est correct si tu n’y comprends rien, il n’y a pas de problème ou de gêne, mais c’est très déplacé d’afficher ouvertement du mépris pour quelque chose qui t’est étrangère.

    Ensuite, lâche un peu Metallica (anyway as-tu écouté leurs derniers albums pour parler encore de respect éternel ?), tu parles ici, principalement, à des écrivains, qui ne peuvent pas rentabiliser les manquements à leurs ventes par des concerts. Sure thing, on pourrait tous devenir musiciens, mais hey, tant qu’à y être, on va devenir C.A. c’est plus payant et plus stable.

    Tu as raison quand tu dis qu’être artiste, peu importe le domaine, est un choix et non un droit. L’inverse serait infiniment triste. Mais ce dont il est question ici, ce n’est pas une question de subvention, ce à quoi tu sembles toujours revenir, mais la simple préoccupation pour des créateur de ne pas se faire rémunérer équitablement par rapport à leur labeur. Tu dis, en prenant encore une fois exemple avec le domaine musical, que si les artistes ne sont pas contents, ils n’ont qu’à négocier un meilleur contrat avec une autre maison de disques. Tu me diras que c’est la même chose pour un écrivain, et qu’on remplace maison de disques par maison d’édition. Le problème, c’est que ce n’est pas avec l’éditeur qu’il y a litige, mais avec le gouvernement, qui veut imposer un modèle de rétribution des droits d’auteurs et y inclure des clauses d’exceptions qui, selon nous, n’ont pas lieu d’être. Et c’est justement pour essayer de négocier une autre entente qu’il y a eu des manifestations d’artistes à Québec. Les artistes québécois suivent donc ton bon conseil, mais tout ce que ça a comme résultat, c’est qu’on se fait traiter de mange-mardes. Alors quoi ?

    Et finalement, désolé, mais si tu penses que le marché du livre au Québec est égal à celui de la francophonie, tu te trompes profondément. Tu simplifies à l’extrême le problème en ramenant tout au joual, qui, je te l’accorde, est peut-être un peu trop présent dans le corpus québécois, mais même les livres d’ici rédigés dans un français international (si, si, ça existe) n’ont pas toujours de bonnes ventes ailleurs qu’au Québec. C’est peut-être parce que tous les écrivains québécois sont poches, mais peut-être aussi parce que le marché français est relativement protectionniste, ou encore que la production française dépasse pas mal celle du Québec en matière de livre, ou, encore, que les habitudes de lecture changent selon les territoires (les romans de Alire, par exemple, qui sortent ici directement en format poche, connaissent une édition spéciale pour la France, en grand format, parce que c’est ça qui vend, là-bas). Tu peux blâmer Michel Tremblay autant que tu voudras, l’état du marché du livre québécois ne repose pas uniquement sur les répercussions des choix stylistiques d’un dramaturge.

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  • 5 décembre 2010 à 10:39
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    Heu… il se donne des cours à Hollywood pour parler l’anglais… d’Hollywood!

    Une norme de français « international » a été inventée (par les québécois d’ailleurs), mais aucune norme d’anglais « international » n’existe. L’anglais international, c’est celui décidé à Hollywood.

    Et les Parisiens ont besoin de sous-titres pour comprendre tout ce qui n’est pas Parisien.

    Mais bon, entre esprits étroits…

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  • 5 décembre 2010 à 12:28
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    Le billet de Dominic portait sur la loi C-32. J’ai pas tout lu les commentaires. J’arrive un peu tard et c’est trop long. Mon opinion sur la loi C-32: légalisation d’une certaine former de vol. C’est pas plus compliqué que ça, il me semble.

    @Martin: laissez vos émotions à off (un certain préjugé négatif envers les artistes; on ne parle pas de subvention, mais de droits d’auteur dans cette loi), utilisez votre côté cartésien et c’est ce que vous allez conclure aussi. S’appoprier le travail d’autrui sans payer, c’est du vol.

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  • 5 décembre 2010 à 21:24
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    @Martin: J’en reviens juste pas. Désolé mon gars, mais tu es pitoyable. Garder ton boutte si longtemps, avoir la tête aussi bourrée d’insignifiances et avoir la pensée que tu peux tout justifier avec des articles de Wikipédia. Le genre de gars influençable qui se fait son idée avec les montées de lait de la radio, de la télé et des journaux. Pas capable de réfléchir comme du monde. J’essaierai pas de te convaincre, je crois que mes amis artistes t’ont déjà tout expliqué d’une manière réfléchie et justifié. Je pourrais difficilement faire mieux. Sauf que moi, je ne suis pas politically correct. Si t’es pour participer d’une manière aussi grotesque à un débat en insultant sur leur propre territoire des artistes, j’ai un mot à te dire: DÉCRISSE!

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  • 6 décembre 2010 à 8:30
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    @Dominic : On changes-tu de sujet-là avant que les gens commencent à s’entre-tuer? ;-)
    @Keven : Je trouve que ça va trop loin ton commentaire à Martin. « Décrisse » Lui aussi a le droit à son opinion sur le sujet qu’on soit d’accord ou non. Parce que dans le fond, je suis le débat depuis le début et s’il ne serait pas là pour jouer l’avocat du diable, ce ne serait pas un débat justement mais plein de gens, dont moi, d’accord sur la même idée. Vous ne trouvez pas? Ce n’est pas à ça que servent les discussions, justement? Parce que si tout le monde serait d’accord, à quoi ça sert?
    Martin n’est pas Serge Henry en personne ou l’animateur de CHOI quand même…

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  • 6 décembre 2010 à 8:39
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    Parce que sinon, on commence à ressembler à de vrais clowns, moi le premier quand je relis ma première réponse à ce billet… Avec le recul, j’opte plutôt pour ce que propose Isabelle S par rapport à Serge Henry : « Même si la moyenne des ours est dans le champs, il ne sert à rien de le crier haut et fort, il ne va que se foutre encore plus de notre gueule ».

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  • 6 décembre 2010 à 9:09
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    J’avoue que je me suis laisser emporter. Désolé à tous, et à Martin, mes sincères condominiums. En même temps, on m’atteind vraiment. Surtout lorsqu’il est question de l’idendité du Québec. J’ai l’impression que, de son avis, il faudrait suivre le troupeau: parler d’un français international, fermer sa trappe pis agir comme le tout le monde. Ce qui fait la force du Québec au niveau culturel, c’est son identité propre, sa CULTURE propre. Là-dessus je suis outré.
    Je sais que mon sacre était peut-être de trop, mais en même temps, je peux pas croire qu’on soit tous là à essayer gentiment de lui expliquer. C’est peut-être mon Jean Tremblay, mon Régis Labeaume ou mon Gérard D.Laflaque qui refait surface. J’ai besoin de briser le politically correct

    Encore une fois, mes sincères désolations

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  • 6 décembre 2010 à 9:41
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    @ Gen, le marché a décidé que l’anglais international était celui d’Hollywood. On commencera pas à s’obstiner sur des sémantiques.

    La langue française est contrôlé par des bureaucrates dans leur tour d’ivoire (l’Académie) tandis que la langue anglaise appartient au peuple.

    @ Tous, je me rappelle pas d’avoir insulté personne ici hormis la Clique du Plateau (le Complexe impérialiste médiatico-culturel montréalais). Je pense pas que vous en faites partie du moins pour l’instant ;-)

    Jonathan me connait assez pour savoir que je respecte et encourage les artistes indépendants peu importe leur nationalité. Si j’aime j’achète, si j’aime pas j’achète pas.

    Par contre, c’est un devoir de critiquer un artiste subventionné comme l’idiot avec sa Banane géante.

    En passant, avez-vous lu le C-32 au moins?

    http://www.cyberpresse.ca/arts/201012/01/01-4348046-le-projet-de-loi-c-32-en-sept-questions.php

    Permettre des copies de sécurité pour usage personnel et permettre aux écoles de ne pas payer des droits à des fins non-lucratives (Fair use) je trouve ça correct.

    @ Keven, la culture c’est avant tout un choix PERSONNEL. Le Québec n’est pas une personne à ce que je sache. Si un franco-québécois veut juste consommer des mangas japonais, c’est son CHOIX et tant pis si ça froisse certains nationalistes (racistes déguisés).

    Oui je l’avoue je suis anti-nationaliste et je l’assume. Hitler était ultra-nationaliste et regardez qu’est-ce que ça amener…

    Je suis aussi un ardent défenseur de la LIBERTÉ (la vraie) et ça certains artistes ont bin de la misère avec ça…

    En terminant, c’est un débat qui vire très émotif et qui peut facilement tourner au vinaigre à cause de mauvaises interprétations.

    Donc à l’avenir j’en parlerai uniquement de vive voix dans un futur show de radio. L’écrit c’est pas ma force disons…

    Stay tuned ;-)

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  • 6 décembre 2010 à 11:20
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    De ce que j’ai lu sur cette loi, ça aidera à éliminer le piratage et respecter les normes mondiales sur les droits d’auteurs, donc plus de rigueur. Ça ne me semble pas mauvais, mais je n’ai rien vu sur l’enlèvement de 25% des profits des auteurs. Évidemment, les sites gouvernementaux montrent bien ce qu’ils veulent…

    As-tu des références sur cette loi?

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  • 6 décembre 2010 à 11:24
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    @Keven : Tes sincères *quoi* ?

    Et personnellement, je suis aussi pour la liberté et tout ce que ça implique. Mais ça n’empêche pas qu’une certaine réglementation soit en place.

    Et cette réglementation qu’apporte la C-32 est clairement déficiente, non adaptée aux réalités (d’utilisations, technologiques, économiques, culturelles) québécoises.

    (Cela dit, ce n’est pas non plus un rejet en bloc : évidemment que les copies de sauvegarde à usage personnel c’est une bonne chose. Pour les écoles, par contre, c’est horrifiant : ça représente pour plusieurs auteurs une partie non négligeable de leurs revenus. C’est vraiment un epic win pour un auteur de voir un de ses romans étudié au cégep, par exemple. Et là, soudainement, vu que c’est pour un but d’apprentissage, les écoles ne seraient plus tenues de payer la part de l’auteur ? Parce que de la façon dont je comprends ça, le distributeur va avoir sa part, l’imprimeur va avoir sa part, tout le monde, bref, sauf le créateur de contenu. Hey, criss…)

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  • 6 décembre 2010 à 11:26
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    Anyway, Martin, je cite un passage du dernier article que tu as cité :

     » Le refonte de la loi semble favoriser les serrures numériques, que les industries pourront utiliser à leur gré. Les contourner sera illégal.  »

    C’est de la belle liberté, ça ?

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  • 6 décembre 2010 à 11:44
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    @mayieve: Je ne l’avais pas précisé, mais c’est le fait que le secteur de l’éducation n’aura pas à verser de redevances pour reproduire des oeuvres que je considère être une légalisation d’une forme de vol. « Fair use » ou non. Juste cet aspect de la loi la rend mauvaise à mon avis.

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  • 6 décembre 2010 à 12:46
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    @Pierre Chartray Ah merci! Je comprends l’utilisation du 25% maintenant.

    Je ne suis pas d’accord avec cette facette de la loi non plus. Considérant que la plupart des écoles sont gérées et subventionnées par le gouvernement, c’est très hypocrite que d’instaurer une loi protégeant les droits d’auteur tout en y incluant une clause les excluant.

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  • 6 décembre 2010 à 13:32
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    @Guillaume: Condominiums! C’est un mot qu’utilisait Mike Ward dans son monologue sur la mort de sa mère. Il disait que son cousin pas vite vite disait «Mes condominiums…!» au lieu de «Mes condoléances» ! Je trouvais ça drôle… désolé! xD

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  • 6 décembre 2010 à 13:55
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    @Keven : Ah, ok, je suis comme déconnecté de la réalité « humoristes québécois » depuis quelques années. Une conséquence de ne regarder aucune forme de télévision cablée, j’imagine.

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  • 7 décembre 2010 à 22:23
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    @Tous : Mon boulot « régulier » fait que j’ai lu et étudié C-32 sous toutes ses coutures et il n’y a pas que la partie supposément « fair use » par les milieux de l’éducation qui est un problème. Déjà, ça suffirait à tuer Copibec, mais bon, on n’en est plus là je suppose…

    Le principal problème, c’est que la loi devait MODERNISER le droit d’auteur. L’adapter aux nouvelles réalités. Les juristes s’attendaient à la création de redevances sur les nouveaux supports (lecteurs MP3, liseuses, ordinateurs, accès Internet). Principe de l’utilisateur-payeur, quoi. Avec ces nouvelles redevances, ça aurait pas été un problème d’enlever d’autres protections (clause Youtube et « fair use »).

    Sauf que le gouvernement a joué un tour de cochon aux artistes avec ce projet : il sabre des sources de redevances et il ne les remplace pas.

    Alors, qu’est-ce qui va arriver? Hé bien, les artistes qui subsistaient grâce à aux redevances de Copibec (payées par les étudiants à même le prix de leurs recueils de texte) vont maintenant devoir aller quémander encore plus de subventions à l’État.

    Bref, le gouvernement manque sa chance de créer un modèle économique qui fonctionnerait pour la culture.

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