La rédaction sur le Web ne ressemble aucunement à l’écriture littéraire.

Lorsqu’un lecteur se tape votre roman, il est assis dans son sofa et se consacre à votre texte, à 100 % (on l’espère). Il est concentré et n’aura aucune difficulté à pénétrer dans votre univers, à décoder votre style ou à comprendre les rouages de votre intrigue.

Pour un article sur le Web, c’est différent.

Votre lecteur lira votre billet entre deux autres textes. Il sera dérangé par ses onglets, sa musique, le jeu qu’il a mis en attente ou des vidéos YouTube sur pause. Son attention sera diluée par le phénomène multitasking, omniprésent.

De plus, la lecture à l’écran épuisera son œil plus rapidement que sur le papier. C’est pourquoi, sur le Web, il est préférable d’ajuster son style en conséquence.

Voici quelques trucs pour être plus efficaces sur les médias en ligne :

  • Composez des paragraphes de 5 lignes, maximum. Coupez un gros bloc de texte en deux si nécessaire. Au-delà de cette limite, la lisibilité est réduite; votre lecteur pourrait sauter au paragraphe suivant;
  • Utilisez des listes. Le Web adore les listes. Chaque fois que vous faites usage d’une énumération de trois items ou plus, demandez-vous s’il serait préférable de la déployer en liste à puces;
  • Éliminez les mots inutiles. Le but est de garder une forme concise. Traquez et supprimez les adjectifs qui n’apportent rien à votre article. Quand trois mots de trois lettres ou moins se succèdent, trouvez une expression qui comporte moins d’espacements (ex. : « Je ne la trouve plus » → « Je l’ai perdue »);
  • Ayez un titre accrocheur. Pensez-y : ce titre sera affiché dans le blogroll des blogues apparentés au vôtre, sur Twitter ou sur Facebook. Dans plusieurs cas, ce titre sera l’unique argument qui convaincra un lecteur d’aller consulter votre billet. Consacrez-y du temps;
  • Utilisez des sous-titres. Lorsque votre article est long, séparez-le en section et structurez le corps de votre texte avec des sous-titres. Les internautes pressés (ou simplement distraits) pourront lire les parties qui les intéressent, à défaut de ne rien lire du tout.

Et vous? Avez-vous des trucs à partager?

5 trucs pour améliorer votre écriture sur le Web
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9 avis sur « 5 trucs pour améliorer votre écriture sur le Web »

  • 26 avril 2011 à 10:01
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    J’ajouterais : Ne pas mettre trop de liens vers l’extérieur et, idéalement, les mettre vers la fin du texte, pour éviter que les visiteurs ne quittent la page sans l’avoir lue jusqu’à la fin.

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  • 26 avril 2011 à 11:03
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    Faites ça court. Pas plus de 200-250 mots mots si c’est possible, à moins que ça ne soit un billet spécialisé.

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  • 26 avril 2011 à 13:27
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    Relisé vous pour évitez de faire plain de fotes et, que votre article, écrit sur le web, n’ait, malgré votre intention – remplie de bonne volonté ou de désir de concision – a hériter, sans que vous le vouliez, d’une syntaxe, complètement, bancale. Aussi, si vous ne savez pas à quoi servent les signes de ponctuation (.,:;!?…), n’utilisez-les qu’avec parcimonie.

    J’exagère et ç’a l’air con de préciser ces deux points mais mautadine qu’y a des tonnes de notes que j’arrête de lire en plein milieu soit parce que je suis tout simplement insulté par le manque de soin que leurs auteurs y portent (des notes bourrés de fautes idiotes, ça mérite pas d’exister, surtout sur le web), soit parce que la syntaxe est sur le LSD. Voici mon truc : faites attention à ce que vous dites mais aussi, comment vous le dites. Je pense que ce point n’est pas à négliger, surtout lorsque de nombreux auteurs de blogue s’adonnent à des activités telles que le commentaire critique (à portée artistique ou sociale), la critique toute simple (de film, de livre, etc.) ou l’émission d’opinion sur une question critique. Celui qui écrit correctement peut aspirer à un peu plus de crédibilité que celui qui ne relit même pas ses notes avant de cliquer sur «publish». En fait, celui qui ne relit pas ses notes ne devrait pas écrire.

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  • 26 avril 2011 à 15:26
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    Frédéric : Bien vrai, mais quant à la position, je crois qu’il est toujours bon de mettre les liens aux endroits pertinents, même si c’est au début du texte. La plupart des internautes ont pris l’habitude d’ouvrir les liens qui les intéressent dans de nouveaux onglets.

    Richard : c’est la longueur idéale. Au-delà des 250 mots, mieux vaut structurer son texte avec des sous-titres.

    Mercenaire : Tout à fait d’accord. Crédibilité et savoir écrire vont de pair. Pour ma part, je fais systématiquement une vérification de l’orthographe et des répétitions avec Antidote, à chaque billet, en plus de les relire dans l’éditeur de WordPress et en mode prévisualisation (parce que j’y trouve des erreurs qui me sont invisibles dans l’éditeur, même si ça peut avoir l’air étrange). Des coquilles passent souvent à travers le filet de temps en temps, mais j’édite le billet quand je m’en rends compte.

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  • 26 avril 2011 à 20:52
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    Insérez une image dans votre billet : chacune d’entre elles vaut 1000 mots (à ce qu’il paraît) et se décode en quelq… Ou encore

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  • 26 avril 2011 à 20:58
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    Excusez, j’écoute le hockey en même temps que j’écris mon commentaire… (!)

    Ce qui manque :
    … et se décode en quelques secondes. Ou encore, l’image peut aussi valoir 1000 maux !

    ;0)

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  • Ping :lacapitaleblogue.com | Suggestions du jour 04/27/2011

  • 27 avril 2011 à 8:20
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    En fin de compte, les mêmes règles qu’en journalisme!

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