Librairies indépendantes : je me retire du débat
Commençons immédiatement par ceci : je m’excuse sincèrement d’avoir froissé des gens pour mon ancien billet intitulé Librairies indépendantes : réveillez-vous! Vous comprendrez que ça m’attriste énormément de voir les librairies fermer les unes après les autres, et qu’aujourd’hui, pour qu’un message soit entendu, il faut souvent y aller avec des mots crus.
Je remercie ceux qui ont bien interprété le message, et j’explique mon intention pour les autres.
Quand j’ai dit :
Si je me rends dans votre boutique indépendante, je suis certain d’une chose : le bouquin dont j’ai besoin, vous ne l’avez pas en stock. Je serai obligé de le commander, vous le recevrez deux semaines plus tard, je devrai me déplacer à nouveau, je paierai plus cher… et c’est sans compter le risque de voir une erreur sur ma commande.
Malheureusement, je n’ai plus besoin des services que vous m’offrez.
Évidemment, c’était une caricature du peuple en général. Bien sûr que j’ai besoin de vos services! C’est évident. Mais pour le commun des mortels qui ne se soucie aucunement de la chaîne du livre, et qui dispose d’Amazon, non, techniquement, il n’a plus besoin de la librairie.
C’était ça le message.
Je m’étais engagé dans ce débat avec les manches retroussées, prêt à aider les libraires à reconquérir leur clientèle perdue. J’aurais été prêt à leur proposer des solutions, à émettre des idées.
Malheureusement, l’intervention n’a pas été bien accueillie. D’une façon, je peux comprendre pourquoi. Mais c’est triste quand même.
Comme si le système en place était déjà parfait.
Comme si tout allait bien.
En tout cas…
J’ai surtout réalisé que ce débat me demandait énormément d’énergie. Je reçois des messages et des commentaires pas toujours sympathiques. En gros, ça m’empêche d’écrire. Et ma job, c’est d’écrire.
Je me répète, je m’excuse d’avoir froissé des gens, surtout des libraires. Mon message était un peu déplacé.
Je retourne de ce pas à mon manuscrit inachevé.
Cela dit, je permets les commentaires à l’intérieur de ce billet, mais je compte le verrouiller dès demain. Ensuite, je ne veux même plus entendre parler du sujet. C’est fini pour moi.
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Les gens n’aiment pas se faire mettre leurs faiblesses sous le nez. C’était courageux de ta part de lancer le débat et je comprends que tu te retires, les gens devenant méprisables quand ils se sentent jugés.
Le problème des librairies ne se règlera pas du jour au lendemain. Et ce n’est pas à nous de régler le problème ou de suggérer des pistes de solution, ça a l’air.
Bonne écriture.
Je crois que les librairies, comme les disquaires, sont voués à disparaître. C’est extrêmement dommage dans un sens, mais je crois que le progrès détruira à petit feu ce genre de commerce.
Il n’y a rien que j’aime plus que me prendre un bon café tôt le matin et aller bouquiner dans un librairie. Mais quand on peut faire ça sur Amazon, tout payer et tout consulter directement de chez soi, c’est très pratique. Surtout avec de jeunes enfants!
De plus, sur Amazon, j’ai des suggestions de lecture en fonction des choix que je fais et des livres que j’achète. Je reçois le tout par courriel.
Bref, je crois que le futur des libraries passe par le Web. Peut-être au fond qu’un hybride des deux, une librairie avec des conseillers compétents et des postes Internet pour commander si le livre n’est pas en stock sera le meilleur des deux mondes?
C’est la polémique qui fait bouger les choses Dominic, j’ai bien saisi le message que tu essayais de faire passer, et j’y adhère. Tu as bien fait.
Le débat est clos, enfin au moins sur ton blog.
Soupir découragé… OK, n’en parlons plus, laissons ça comme c’est présentement, et adviendra ce qu’il doit advenir…
Tout de même, Dominic, je suis certaine que ton billet en a fait réfléchir plusieurs. Peut-être même que certains libraires passeront par-dessus leur orgueil et iront de l’avant avec quelques-unes des suggestions énoncées sur la blogosphère… Je l’espère en tout cas! Faut dire que je suis une grande rêveuse…
Fin du débat, donc. Passons à quelque chose de plus constructif!
Je comprends, et j’ai déjà écrit à ce sujet, mais à propos des disquaires.
Il y a des moyens de rendre le déplacement plus intéressant pour les consommateurs que le site Internet où ils peuvent tout se procurer.
Il faut se démarquer pour réussir.
J’ai l’impression dans ce débat que tu joues un parent et les librairies indépendantes jouent à l’adolescent.
Tu leurs donnes des conseils d’une manière qu’ils n’aiment pas et ils ripostent en chialant et en disant que la vie est injuste. Alors que comme un parent tu les aimes d’un amour inconditionnel puisque tu sais que vous avez besoin l’un de l’autre pour vivre (c’est presque quétaine mon affaire).
C’est dommage, j’ai bien aimé ton billet. Bonne écriture.
On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs…
Bravo pour avoir osé.
Merci pour vos commentaires! Je vais me calmer, maintenant… du moins jusqu’à un prochain « pétage de coche ».
Allez, hop! Écriture.